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LES DERNIERS JOURS DANS LE DÉSERT LE 17 AOUT AU CINÉMA

 

LES DERNIERS JOURS DANS LE DÉSERT
(LAST DAYS IN THE DESERT)
LE 17 AOUT 2022 AU CINÉMA
Un film de Rodrigo Garcia
Avec
EWAN MACGREGOR
TYE SHERIDAN
CIARAN HINDS
AYELET ZURER
synopsis:

Ewan McGregor est Jésus — et le diable — dans un chapitre imaginaire de ses quarante jours de jeûne et de prière dans le désert. En sortant du désert, Jésus lutte avec le diable sur le sort d’une famille en crise, se mettant à l’épreuve de façon dramatique.

(Usa – 1h39 – 2015 – vostf – dcp – visa en cours)

La sortie au cinema du film Les Derniers jours dans le désert de Rodrigo Garcia est repoussée au 17 AOUT prochain

On retrouvera prochainement  le nouveau film de Rodrigo Garcia , Raymond & Ray , avec à nouveau  Ewan McGregor et Ethan Hawke jouant deux demi-frères  sur Apple TV+ .

Rodrigo Garcia est réalisateur de 17 longs métrages dont: 2022 (sortie prochaine) : Raymond & Ray avec Ewan McGregor
2020 : Four Good Days avec Glenn Close
2017 : We ‘re Just Married
2015 : Last Days in the desert avec Ewan McGregor
2012 : Albert Nobbs avec Glenn Close
2010 : Mother And Child avec Naomie Watts
2000 : 1er film ;Things You Can Tell Just by Looking at Her – Prix Un certain regard festival de Cannes

 

UN ANGE À MA TABLE DE JANE CAMPION ACTUELLEMENT AU CINÉMA

 

GRAND PRIX DU JURY MOSTRA DE VENISE 1990EN VERSION RESTAURÉE

Avec les soutiens du CNC, l’ADRC & l’AFCAE. 

A l’occasion de la sélection à la prochaine Mostra de Venise (septembre 2021) de son nouveau film , Le Pouvoir du Chien (Power Dog) et de la remise du prochain Prix Lumière 2021 à Lyon par Thierry Frémaux à Jane Campion, nous avons le plaisir de vous annoncer la sortie en salles de son film Un Ange à ma table en version restaurée en octobre prochain à l’issue du festival Lumière. Le film reste invisible en salles depuis 2003.

Sorti en 1990 le deuxième long métrage de la réalisatrice Jane Campion raconte la vie de l’écrivaine néo-zélandaise Janet Frame. Le film somptueux par son interprétation et sa mise en scène reçoit le Grand Prix du Jury à Venise en 1990, le Prix de la critique à Toronto (1990)…C’est d’emblée un succès critique et public. Ce film annonce la naissance d’une grande réalisatrice qui remportera 3 ans plus tard la Palme d’or à Cannes pour La Leçon de Piano.

L’évocation de la vie de Janet Frame à travers l’adaptation de ses trois autobiographies To the Is- land, An angel at my table et The Envoy from Mirror City. Cette femme, issue du milieu ouvrier, fut internée pendant sept ans et dut sa libération à la notoriété que lui apportèrent ses récits.

«C’est à un exercice d’admiration totale que se livre Jane Campion, pour l’artiste et aussi la femme. D’admiration et d’identification, et l’on pourrait aisément l’imaginer déclarer «Janet Frame, c’est moi.» Le film développe une écriture et une esthétique «féminines», autour du refoulement puis de l’épanouissement de la sensualité de Janet Frame, qui souffrira longtemps de se sentir différente et mal aimée, mais dont les émotions exacerbées nourriront l’œuvre. » Olivier Père, Arte

UN ANGE A MA TABLE
https://youtu.be/AcOZIevhrCc

Année 1990
Pays Nouvelle-Zélande/Australie/Royaume-Uni
Durée 2h36

visa: 76102
Version DCP VOSTF
Scénario Laura Jones, d’après les romans de J. Frame
Images Stuart Dryburgh
Montage Veronica Haussler
Production Hibiscus Films
Avec Kerry Fox, Alexia Keogh, Karen Fergusson, Iris Churn, Melina Bernecker, Kevin J. Wilson, Glynis Angell

 

Divisé en trois chapitres, qui portent les titres des trois parties de l’autobiographie de Janet Frame (To the Is-landAn Angel at My Table et The Envoy from Mirror City) le film de Jane Campion retrace les débuts difficiles de cette femme, issue d’une famille nombreuse dans un milieu ouvrier, qui se distingue très tôt par ses dons littéraires et son goût pour la poésie. Lorsqu’elle étudiait à l’université avec le rêve de devenir enseignante, elle fut arbitrairement internée en hôpital psychiatrique et diagnostiquée schizophrène. Enfermée pendant huit ans, elle subira deux cents électrochocs et échappera de justesse à une lobotomie. N’ayant jamais cessé d’écrire, c’est sa notoriété grandissante et la chance d’avoir été publiée qui lui permettront enfin de quitter l’asile et de commencer une nouvelle vie, en voyageant en Angleterre et en Espagne.

D’abord marquée par le deuil, la dépression et l’exclusion, Janet Frame va connaître un tardif éveil des sens et une période de bonheur et d’accomplissement artistique, après avoir traversé un véritable enfer aux portes de la folie. Enfant et adolescente boulotte embarrassée par un physique ingrat, coiffée d’une improbable tignasse rousse, les dents gâtées par une consommation abusive de sucreries, Janet Frame se réfugiera dans un monde fantasmatique pour se protéger des vexations et n’abandonnera jamais ses rêves de littérature.

Ce film impressionnant adopte une approche immersive de la vie de Janet Frame, ne quittant jamais son point de vue sur le monde, poétique, parfois cauchemardesque mais toujours d’une grande honnêteté. Victime désignée d’une société qui a décidé de la ranger parmi les malades mentaux, la jeune femme témoigne sous sa fragilité et sa timidité apparentes d’une persévérance, d’un courage exceptionnel qui lui permettront de surmonter de nombreuses épreuves. C’est aussi à un exercice d’admiration totale que se livre Jane Campion, pour l’artiste et aussi la femme. D’admiration et d’identification, et l’on pourrait aisément imaginer Jane Campion déclarer « Janet Frame, c’est moi. » Le film développe une écriture et une esthétique « féminines », autour du refoulement puis de l’épanouissement de la sensualité de Janet Frame, qui souffrira longtemps de se sentir différente et mal aimée, mais dont les émotions exacerbées nourriront l’œuvre.

Janet Frame est interprétée par trois actrices différentes de l’enfance à l’âge adulte (Karen Fergusson, Alexia Keogh, Kerry Fox), toutes trois formidables.

 
 

LA VOIE NORMALE de Erige Sehiri AU CINÉMA LE 13 OCTOBRE 2021

Au Cinéma Les 3 Luxembourg 

Cinéma Les 3 Luxembourg 67 rue Monsieur Le prince 75006 Paris Tel 46 33 97 77 Metro et rer Luxembourg

 

INCOMPÉTENCE ET CORRUPTION Y CAUSENT DE NOMBREUX ACCIDENTS, LE FILM VA À LA RENCONTRE DE CHEMINOTS ATTACHANTS & DIGNES DE LA LIGNE DE TRAIN N°1 EN TUNISIE OÙ SE CONFRONTENT TOUS LES ENJEUX DE LA TUNISIE CONTEMPORAINE. 

AHMED copyright Malek Khadhraoui

Cheminot et petit fils de cheminot, AHMED est tiraillé entre ses aspirations personnelles et sa loyauté à l’égard de la compagnie nationale ferroviaire. Son collègue FITATI, s’obstine à documenter les défaillances du chemin de fer. Au risque de tout perdre.

https://youtu.be/c2BUR14m60U

Premier long métrage de Erige Sehiri -documentaire -2018-74mn – France – Suisse -Tunisie -visa: 142922- vostf – dcp

Les cheminots tunisiens affectés à la ligne n°1 la surnomment LA VOIE NORMALE, car c’est la seule construite selon les normes internationales. Ironiquement, c’est aussi la plus délaissée et détériorée du réseau. Les accidents sont fréquents et les vies des passagers et des employés sont mises en danger. Aux commandes des locomotives, Ahmed, Afef, Issam, Abee et Najib sont acteurs et témoins du difficile processus de transformation des chemins de fer tunisiens, et par extension de la société post-révolutionnaire tunisienne dans son ensemble. Chacun d’entre eux essaye au mieux de trouver une nouvelle place dans une société qui peine à se créer un mode d’existence démocratique. En dénonçant l’incompétence et la corruption, ce film célèbre la dignité, l’espoir et la résilience.

copyright Malek Khadhraoui
copyright Malek Khadhraoui
copyright Malek Khadhraoui
Ecrit et réalisé par: Erige SEHIRI
assistant à la réalisation: Ahmed Mourad Khanfir
Production: Palmyre Badinier (Akka Films / Les Films de Zayna), Dora Bouchoucha (Nomadis Images)
Direction de la photographie: Aissa AMINE, Erige SEHIRI, Ikbal ARAFA, Hassene AMRI, Ahmed Mourad KHANFIR
Montage: Katja DRINGENBERG, Ghalya LACROIX, Hafedh LAARIDHI Collaboration :Hend BEL HAJ YAHIA, Lina CHAABANE MENZLI 
Prise de son:  Aymen TOUMI, Karim GUEMIRA, Pascal JACQUET, Mohamed Nouri LASSOUED
Musique: Omar ALOULOU
Sound Design: Morten Green
Montage son et mixage: Martin STRICKER
Son: Morten GREEN
Une coproduction avec Les Films de Zayna (France)Nomadis Images (Tunisie)Al Jazeera Documentary (Qatar) avec le support de Doha Film Institute (Qatar)en association avec Akka Films (Suisse)
 
 

FESTIVALS

Meilleur documentaire FESTIVAL DU FILM ARABE DE FAMECK 2019

Compétition Burning Light VISIONS DU RÉEL 2018

Sélection officielle Journées Cinématographiques de Carthage JCC 2018

Sélection officielle International Documentary Film Festival Amsterdam IDFA 2018

Mention du Jury CINEMED 2019

Sélection Officielle – OPEN CITY LONDON 2019

Meilleur documentaire – FESTIVAL DU CINÉMA TUNISIEN 2019

Compétition DOCPOINT- HELSINKI DOCUMENTARY FILM FESTIVAL 2019

 

Erige Sehiri © Elise Ortiou Campion

ENTRETIEN AVEC ERIGE SEHIRI https://blogs.mediapart.fr/edition/cinemas-du-maghreb-et-du-moyen-orient/article/241218/entretien-avec-erige-sehiri-realisatrice-de-la-voie-normale?fbclid=IwAR3Engt5h7NlOjYJdK4FzpmLhpLl7gsR2PQYl0UY1gfztJsJQbTpajbyIvg

Erige Sehiri est réalisatrice et productrice. Elle réalise en 2008 “D’OBJET À SUJET”, un documentaire sur le combat des femmes dans les banlieues de Lyon. En 2012, elle réalise court son premier-métrage LE FACEBOOK DE MON PÈRE, coproduit par ARTE.  En 2013, elle co-fonde le média tunisien INKYFADA, média emblématique et membre du Consortium de l’ICIJ. Son premier long-métrage, «LA VOIE NORMALE» a été présenté en première mondiale à Visions du Réel et IDFA 2018, il obtient la mention du jury à CINEMED et le prix du public au festival Filmer le Travail 2019, à Poitiers. Sorti dans les salles tunisiennes en 2019 «LA VOIE NORMALE» sera distribué en France à l’automne 2020.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L’APOLLON DE GAZA ACTUELLEMENT AU CINÉMA

Un Film de NICOLAS WADIMOFF, Réalisateur de AISHEEN & JEAN ZIEGLER, L’OPTIMISME DE LA VOLONTÉ en collaboration avec Béatrice Guelpa

  • Nouvelles projections rentrée 2020
  • A Clermont l’Hérault au cinéma Saint Exupéry , projection le 16 septembre suivie d’une discussion sur le patrimoine, l’histoire et l’archéologie dans le Clermontais, animée par Le Groupe de Recherches et d’Études du Clermontais.
  • A Amiens au Festival d’Archeologie le 23 septembre à 20h en présence de l’archéologue Thomas Bauzou
  • A Paris à l’Institut du Monde Arabe le 9 Octobre 2020 à 20h
  • A Périgueux au CGR Périgueux les semaines du 14 oct et 21 octobre et une soirée avec la venue du réalisateur le 16 octobre avec l’association ciné cinéma de Périgueux.
  • A Lyon au CinéDuchère le 22 novembre à 20h en présence de Nicolas Wadimoff
  • À Gentilly le 28 novembre avec le comité France Palestine de Gentilly et 2 autres intervenants, Pierre Barbancey, journaliste, et Michèle Sibony de l’Union juive pour la Paix .
  • A Chatillon sur Chalaronne le Jeudi 10 décembre à 20h , séance suivie d’un débat animé par le CCFD-Terre Solidaire
  • A Ales la semaine du 18 novembre 2020
  • A Sète au Comoedia dans le cadre du festival Cinétoiles de Sète entre le 10 et 15 janvier 2021 en présence de Nicolas Wadimoff

 

banniere inrock

 

https://www.youtube.com/watch?v=S34G2hnVSEI

En 2013, une statue d’Apollon datant de l’Antiquité est trouvée au large de Gaza avant de disparaitre dans d’étranges conditions. Œuvre de faussaires ou bénédiction des dieux pour un peuple palestinien en mal d’espoir et de reconnaissance ? Bientôt, la rumeur s’emballe alors qu’en coulisse, différents acteurs locaux et internationaux s’agitent par souci de préservation ou pur mercantilisme. Tourné à Gaza et Jérusalem, L’Apollon de Gaza se déploie comme un film enquête lancé sur les traces de ceux et celles qui ont approché ou entendu parler de ce trésor national qui fait rêver et devient très vite l’objet de toutes les convoitises.

Passionnante réflexion sur le temps et la fragilité des civilisations, mais aussi méditation poétique et philosophique, le film nous immerge dans la réalité méconnue d’un territoire qui paie encore le prix de l’interminable conflit israélo-palestinien, mais où la vie, insoumise, subsiste envers et contre tout. Apportant un peu de lumière et de beauté dans le ciel de Gaza, la statue d’Apollon pourrait redonner une part de dignité à tout un peuple tout en réveillant par son histoire exaltante une fierté nationale trop souvent bafouée. Et si l’improbable messager des dieux soudainement réveillé par la mer pavait la voie à un avenir plus radieux ?

 

Note du réalisateur

Tourné à Gaza et Jérusalem, L’Apollon de Gaza se déploie comme un film enquête lancé sur les traces de ceux et celles qui ont approché ou entendu parler de ce trésor national qui fait rêver et devient rapidement l’objet de nombreuses convoitises. Œuvre de faussaires ou vraie bénédiction des dieux pour un peuple palestinien en mal d’espoir ? La question reste entière. Chose certaine, l’Apollon de Gaza est bientôt l’objet de toutes les spéculations et son existence même nourrit les plus folles rumeurs, allant jusqu’à brouiller la frontière entre vérités et mensonges, mythes et réalités.

Qu’est-il advenu de cette mystérieuse statue dont la valeur historique pourrait être inestimable ? Entre ceux qui obéissent à de purs désirs mercantiles et ceux qui sont animés avant tout par des considérations artistiques et de préservation, une guerre sourde semble engagée et tous les pouvoirs, officiels ou occultes, s’affrontent à l’abri des regards. Au-delà d’un portrait des prétentions ou rivalités politiques locales ou internationales, L’Apollon de Gaza se veut une réflexion sur le passage du temps et les cycles de l’Histoire. Une Histoire qui a vu, au fil des siècles, naitre, s’épanouir et mourir de grandes civilisations et ce, dans une région du monde en proie aujourd’hui à l’interminable conflit israélo-palestinien dont la bande de Gaza assiégée continue de payer lourdement le prix. Alors que des images de guerre et de misère économique ne cessent d’être associées à Gaza par les médias du monde entier, L’Apollon de Gaza nous immerge dans un territoire méconnu où la vie insoumise subsiste envers et contre tout. Même si elle n’a traversé le ciel de Gaza que comme une « météore » laissant dans son sillage un peu de lumière et de beauté, la statue d’Apollon redonne une part de dignité à tout un peuple tout en réveillant par son histoire exaltante une fierté nationale trop souvent bafouée par les brûlures de l’histoire. « Ce qui se forge dans l’adversité sera solide », déclare l’un des intervenants. De fait, aussi fugace soit-elle, l’irruption de cette œuvre d’art dans le quotidien tourmenté des Gazaouis, aura eu l’insigne mérite de susciter l’émergence d’un possible renouveau culturel.

À sa manière, cette découverte archéologique au secret non encore élucidé remet l’Histoire en mouvement là où celle-ci a justement été souvent négligée et oubliée. Pour les nouvelles générations, l’énigmatique Apollon de Gaza pourrait servir de lien entre passé et présent tout en pavant la voie à un avenir plus radieux. À l’instar de l’entrepreneur et collectionneur, Jawadat N. Khudary, qui surveille amoureusement l’éclosion de ses fleurs, le film en appelle à la patience, seule garante d’une paix à venir qui finira bien un jour par s’installer sur ce rivage abandonné de tous. Abandonné de tous sauf peut-être par Apollon, l’improbable messager des dieux soudainement réveillé par la mer.

Après avoir abordé la région et ses enjeux sous l’angle du politique (L’Accord, 2005), puis donné la parole aux femmes et aux hommes qui y vivent (Aisheen en 2010), L’Apollon de Gaza s’attèle maintenant à la question plus philosophique, voire métaphysique, des Dieux et des esprits qui l’habitent. En ce sens, on peut considérer que le film est le dernier volet d’une trilogie : L’Apollon de Gaza se révèle le point d’orgue d’une démarche entamée en 2003 et qui s’achève ainsi en 2018, soit 15 ans plus tard. Le temps d’aller au bout, je l’espère, d’une exploration d’une terre certes, mais aussi d’un territoire à la fois politique, psychologique, cinématographique et poétique.

Nicolas Wadimoff Octobre 2018

Fiche artistique 

Jean-Baptiste Humbert, Walid Al-Aqqad, Jawdat Abu Ghurab, Nafez Abed, Jawdat Khoudary, Heyam Al-Bitar, Sofiane Salman, Gil Chaya, Fadel Al-Otol, Tania Cohen-Uzzielli, Jean-Michel de Tarragon, Archevêque Alexios, Marc-André Haldimann, Mohammed knalla, Sami Abu Salem, Sami Ajrami.

Narration: Bruno Todeschini

Fiche technique

78 minutes – 2018 – Suisse-Canada- DCP-VOSTF- couleur- visa en cours -Tout public

Réalisation: Nicolas Wadimoff
Scénario: 
Nicolas Wadimoff et Béatrice Guelpa (en collaboration)
Production: 
Colette Loumède (ONF), Philippe Coeytaux (Akka Films)
Co-production: Irène Challand & Gaspard Lamunière (RTS), Sven Welti & Gregory Catella (SRG SSR)
Direction de la photographie: Frank Rabel
Montage: Christine Hoffet
Consultante au montage: Karine Sudan
Prise de son:  Carlos Ibanez Diaz
Musique: Claude Fradette
Sound Design: Benoît Dame
Mixage: Serge Boivin

FESTIVAL

– Santa Barbara International Film festival, 2019
– Göteborg International Film Festival, 2019
– Solothurner Filmtage, 2019
-FIPADOC, Biarritz, Festival International de Documentaires audiovisuels, 2019
– Cairo International Film Festival, 2018
– RIDM Rencontres internationales du documentaire Montréal, 2018
– DOK Leipzig, 2018
– Festival International du Film Francophone de Namur, 2018
-Locarno Film Festival, 2018, Sélection officielle – Semaine de la critique

Dossier de presse de L’Apollon de Gaza

 

LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL

INVISIBLE AU CINÉMA

LES TUEURS DE LA LUNE DE MIEL

ACTUELLEMENT AU CINÉMA EN COPIE NUMÉRIQUE

(THE HONEYMOON KILLERS)

UNIQUE ET EXCEPTIONNEL FILM de Leonard Kastle

Avec Shirley Stoler, Tony Lo Bianco,

 

 

Ne mélangez jamais le chlore et l’ammoniaque: explosion garantie. Entre Martha l’infirmière obèse, surnommée Moby Dick, et Ray le gigolo latino, sosie, veule à souhait, de Charles Boyer, idole de ces années 40 finissantes où se situe ce roman-fait divers, ce sont, dès la première rencontre, des étincelles fatales. A autrui – en l’occurrence, d’innombrables femmes mûres et solitaires que les «tueurs de la lune de miel» séduisent, grugent et assassinent sans scrupule. Violence, cynisme, paranoïa, sexe et religiosité y mènent une sarabande mortelle. Arrêtés le 1er mars 1949, les «honeymoon killers» ont terminé leur cavale sur la chaise électrique, emportant avec eux le secret de leur relation – amour-fascination, allégeance meurtrière ou folie à deux?

 

Genres Drame, Thriller
Nationalité Américain

1969 -VISA:38673 -NOIR ET BLANC – USA -1H46

N°  ISAN 0000-0003-BB7D-0000-D-0000-0000-Z

Synopsis

L’histoire, d’après un fait divers réel, de Ray Fernandez et Marcha Beck, amants criminels qui suppriment les candidates au mariage un peu mûres mais riches. Pendant leur détention, ils ne cesseront d’échanger une correspondance amoureuse jusqu’à leur exécution.

L’histoire vraie d’un couple de tueurs en série

1969. Leonard Kastle a 40 ans, chaque après-midi il dirige les répétitions de son opéra « Deseret », sur la vie de Brighman Young, à la tête de la secte des mormons de 1847 à 1877. Ses matinées sont libres, il accepte la proposition que lui fait son ami Walter Streibel de l’aider à préparer le film qu’il veut produire sur l’affaire dite des « tueurs de la lune de la miel ». Streibel est producteur à la NBC TV, il dispose d’un budget de 150.000 dollars pour ce qui sera son premier film de cinéma, et n’a encore en tête ni scénariste ni metteur en scène.

Kastle se plonge dans les archives de la Bronx County Court House, où furent jugés pour meurtres Martha Beck et Raymond Fernandez, dont l’odyssée épouvantable prit fin le 8 mars 1951, sur la chaise électrique de la prison de Sing Sing. Le dossier est riche de quelques 45.000 pages, il retrace la rencontre, grâce aux petites annonces dites des « Cœurs solitaires », d’une infirmière obèse et d’un bellâtre d’origine hispanique. Coup de foudre, passion dévorante.

Quand le beau Raymond lui apprend qu’il tire ses revenus de ses escroqueries au mariage, Martha hésite un moment, mais il menace de la quitter, alors elle bascule : il la fera passer pour sa sœur, rencontreront des femmes en quête d’un mari, ensemble ils tueront, elle ne supporte pas qu’il touche une autre femme qu’elle, il le faut bien pourtant, certains soirs, pour la bonne marche de leurs affaires. Au tribunal, Martha, en robe de soie et souliers verts, se jettera sur Raymond pour le couvrir de rouge à lèvres.

Pas le budget pour un scénariste

Quand il présente à Streibel le fruit de ses recherches, le producteur lui avoue qu’il n’a pas d’argent pour payer un scénariste. Kastle veut-il s’en charger ? Kastle écrit lui-même les livrets de ses opéras, il aime le cinéma autant que la musique, il a du temps, il accepte. Comme il ne sait pas vraiment à quoi ressemble un scénario, il demande à Streibel de lui dégoter les découpages de ses films préférés, ceux de Pasolini, de Bresson, de Godard. Comment ses maîtres s’y prendraient-ils pour raconter cette histoire ?

Fort de la promesse que lui a faite le producteur de confier la chose à un professionnel si le résultat se révélait inutilisable, il se lance sans craintes particulières ni arrière-pensées et arrive bientôt à ce qu’il pense être le terme de sa collaboration. Mais Streibel, qui s’est déclaré satisfait du travail livré, lui demande de l’assister dans sa recherche des interprètes. Tous viennent du théâtre, Shirley Stoler en tête, qui jouera Martha, à l’exception de Tony Lo Bianco, acteur de télévision qui sera Raymond, et de la dernière victime du couple infernale, qu’incarnera une ancienne vedette de soap opera, choisie par Kastle précisément pour sa voix.

Martin Scorsese viré du tournage

Le tournage de « Dear Martha » commence, sous la direction d’un jeune cinéaste new-yorkais d’origine italienne dont Kastle et Streibel ont aimé le premier film. Au bout d’une semaine, une seule scène a été mise en boîte, le producteur vire le réalisateur. Le nom du metteur en scène congédié ? Martin Scorsese. Nul ne sait en revanche ce qu’il est advenu de celui qui pendant quelques jours lui succède : l’histoire n’a pas gardé trace du nom Don Volkmann. Lequel, si l’on en croit Kastle, ne savait comment s’y prendre et passait le plus clair de son temps à demander conseil au scénariste.

Celui-ci finit donc par prendre le film en main, novice lui aussi, mais cinéphile, et qui, surtout, a fait sienne cette histoire. Il croit en son scénario, il le filme sans afféteries, d’ailleurs il ne dispose ni de temps pour se poser des questions, ni d’argent pour tenter des expériences. Le chef opérateur est celui qu’avait amené Scorsese, il se nomme Oliver Wood, le film est le troisième qu’il éclaire, il est aujourd’hui toujours en activité.

Kastle et lui misent avant tout sur la vitesse, n’hésitent pas à filmer blanc sur blanc, se soucient médiocrement de la stabilité du cadre, ils enchaînent les plans tels que le scénario les décrit, si bien que le film sera quasiment « dans la caméra ». La production n’a pas les moyens de payer un compositeur, fût-ce Kastle lui-même, voilà qui tombe bien, le scénariste et réalisateur veut utiliser des symphonies de Mahler, la 6e surtout :

J’ai pensé, déclarait-il il y a 20 ans, que la musique de Mahler pouvait m’aider à approcher et à montrer ce que Hannah Arendt a désigné comme la banalité du mal. »« Honeymoon Killers » est un film renversant, d’une modernité presque insensée. Un film absolument unique, qui livre du crime, de la mort, de l’horreur, de la bêtise une vision ahurissante. Unique, « Honeymoon Killers » l’est aussi en ce sens qu’il est demeuré le seul qu’ait jamais réalisé Leonard Kastle, dont les scénarios ont été systématiquement retoqués par les producteurs, qu’ils portent sur les liens de l’Église américaine avec la mafia, sur Shakespeare et son chien ou encore sur un cosmonaute amoureux d’un dauphin.

Il souhaitait réaliser l’un d’eux en France, une histoire démente de transplantation cardiaque. Là encore, il ne réussit pas à réunir le financement. Il a donc continué d’enseigner la musique à l’université d’Albany et de composer et de faire jouer ses opéras. Leonard Kastle est mort à 82 ans, le 18 mai 2011.

Pascal Mérigeau

FARINELLI

INVISIBLE AU CINÉMA DEPUIS 1994

POUR LA PREMIERE FOIS EN COPIE NUMERIQUE

FARINELLI

AU CINÉMA LE 12 DÉCEMBRE 2018

Réalisation : Gérard Corbiau
Scénario : Marcel Beaulieu, Gérard Corbiau et Andrée Corbiau

Nommé à l’Oscar du meilleur film en langue étrangère

Golden Globe du meilleur film étranger

César du meilleur son et du meilleur décor

Avec:

Stefano Dionisi : Carlo Broschi, alias Farinelli
Enrico Lo Verso : Riccardo Broschi
Elsa Zylberstein : Alexandra
Jeroen Krabbé : Georg Friedrich Haendel
Caroline Cellier : Margareth Hunter
Renaud du Peloux de Saint Romain : Benedict
Omero Antonutti : Nicola Porpora
Marianne Basler : Comtesse Mauer
Pier Paolo Capponi : Broschi

Genre : Drame, biographie romancée

Durée : 116 minutes -FRANCE -ITALIE -BELGIQUE -COULEUR-1994-VISA: 80634

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Synopsis:

Biographie romancée du castrat Farinelli. Le grand frère de Farinelli, Ricardo Broschi, décide de faire castrer son frère pour conserver cette voix cristalline sensationnelle, sans laquelle la musique de Ricardo, qui est compositeur, ne vaudrait rien. Le jeune homme parcourt les opéras avec son frère. Une jeune femme, Alexandra, vient un jour demander aux frères Broschi de donner une représentation dans un petit théâtre anglais en pleine faillite. Ils acceptent. C’est alors que s’engage la concurrence entre les Broschi qui veulent sauver le théâtre et Haendel, l’ancien maître des deux frères et célèbre compositeur. Le théâtre gagne considérablement en popularité, mais Haendel tente par tous les moyens de récupérer la voix exceptionnelle de Farinelli. Haendel fait une allusion à « l’accident » qui a coûté sa virilité à Farinelli. Carlo Broschi découvre alors la vérité et la relation privilégiée qu’il avait avec Ricardo s’efface. Farinelli et Alexandra sont amoureux. Ricardo, qui cherche à se faire pardonner, à rendre une vie « normale » à son petit frère, fait un enfant à Alexandra, puis part s’engager dans l’armée…

Biographie de Farinelli

Carlo Broschi, surnommé Farinelli, est un castrat né dans la ville d’Andria (province de Bari, alors intégrée au Royaume de Naples) le 24 janvier 1705 et mort à Bologne le 16 septembre 1782.

Le jeune Carlo est issu d’une famille noble. Salvatore Broschi, son père, passionné par la musique décide de faire de ses deux fils des artistes ; l’aîné, Riccardo, comme compositeur, et le cadet, Carlo, comme chanteur. On peut donc penser que c’est lui qui prit la décision de faire subir à son plus jeune fils la castration qui devait lui permettre de conserver sa voix de soprano, qui était déjà exceptionnelle, mais selon d’autres sources il semblerait que cette castration soit postérieure au décès de Salvatore Broschi.

Carlo suivit dès lors à Naples au Conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo une formation dispensée par Nicola Porpora, le maître des grands castrats à Naples, qui développa chez son élève une prodigieuse voix de soprano. Précoce et virtuose, le jeune artiste débuta à l’âge de quinze ans, en 1720, lors d’une soirée donnée à Naples en l’honneur de l’empereur d’Autriche. Il y obtint le plus vif succès et y fit la connaissance de Pietro Metastasio, auteur débutant de sept ans son aîné, et qui allait devenir l’un des plus grands librettistes de l’opéra seria ainsi que le poète officiel de la cour de Vienne, avec qui il a entretenu une correspondance tout le long de sa vie. Farinelli a été invité à la cour d’Espagne par la reine et le roi pour sa voix « extraordinaire ».

Par la suite il se produisit à Rome, à Vienne, en 1724, à Venise, à Naples, à Milan, en 1726, à Bologne, où il rivalisa avec le grand castrat Antonio Bernacchi. Carlo Broschi était en effet surtout réputé pour l’étendue prodigieuse de sa voix (s’étendant du registre d’alto à celui de soprano) ainsi que pour sa technique virtuose, apprise de Porpora et servie par un souffle exceptionnel.

En 1734, Carlo Broschi se rendit à Londres et chanta au théâtre de Lincoln’s Inn Fields (Opera of the Nobility), que dirigeait Porpora. Sa vogue était immense. Ces années, qui marquent le faîte de sa gloire en tant qu’artiste de scène, furent également des années de rivalité acharnée entre les deux troupes d’opéra résidant à Londres.

La reine Isabelle convia Farinelli à se produire devant son mari, dans l’espoir que sa voix prodigieuse parviendrait à le tirer de sa mélancolie. L’épisode est resté célèbre, et a contribué à accroître un peu plus la légende entourant le chanteur. La voix de Farinelli fit un tel effet sur le roi Philippe V, que ce dernier ne voulut plus se séparer du chanteur. Il lui fit promettre de rester à la cour d’Espagne, moyennant un traitement de 2000 ducats, avec pour seule requête de ne plus chanter en public. Tous les soirs, il lui chante quatre airs, toujours les mêmes.

Devenu criado familiar des rois d’Espagne, le chanteur vit son importance croître à l’avènement de Ferdinand VI d’Espagne, qui le nomma chevalier de Calatrava, la plus haute dignité, jusque-là réservée aux gentilshommes ayant pu prouver la noblesse et l’ancienneté de leurs familles. Broschi-Farinelli, favori du monarque, exerçait alors sur la cour, et même sur la politique, une grande influence, sans jamais se départir de sa modestie ou abuser de sa position privilégiée. On lui doit les premiers travaux d’assainissement des rives du Tage, et il assura la direction de l’opéra de Madrid, ainsi que des spectacles royaux. Choyé par tous, comblé de cadeaux, flatté par les diplomates adversaires de la France, et par les diplomates français qui auraient souhaité voir l’Espagne signer le Pacte de Famille, il conserva cette haute situation jusqu’à l’avènement de Charles III en 1759.

Il se retira alors à Bologne, ville dont il avait choisi de devenir citoyen, et où il termina son existence dans la somptueuse villa qu’il avait fait construire en vue de sa retraite, recevant de nombreuses visites en raison de sa célébrité européenne et faisant admirer sa collection de 400 tableaux de grands maîtres constituée au long de sa carrière. Il s’éteignit le 16 septembre 1782, laissant une collection d’art et d’instruments de musique qui fut malheureusement dispersée par ses héritiers. Il reste de lui quelques beaux portraits peints par Amigoni et Giaquinto, des lettres qu’il avait envoyées à ses amis. Mais malgré sa légende, il demeure un personnage relativement mystérieux, dans la mesure où il se confia peu. À ses amis qui le priaient de rédiger ses Mémoires, il avait répondu : « À quoi bon ? Il me suffit qu’on sache que je n’ai porté préjudice à personne. Qu’on y ajoute aussi mon regret de n’avoir pu faire tout le bien que j’aurais souhaité. » Farinelli se signale également par sa grande culture attestée par le témoignage de visiteurs de marque pratiquant le Grand Tour.

FESTEN ACTUELLEMENT AU CINÉMA

20e ANNIVERSAIRE -28 prix dont LE PRIX SPÉCIAL DU JURY FESTIVAL DE CANNES 1998

FESTEN

Fete de Famille Dogme 1

Un film de Thomas Vinterberg

(non crédité au générique comme l’exige le manifeste Dogme95)

Avec Thomas Vinterberg, Lars Brygmann, Ulrich Thomsen , Henning Moritzen , Thomas Bo Larsen , Paprika Steen

nouvelle affiche Festen 2018

synopsis

Le patriarche Helge Klingenfelt fait préparer une grande fête pour ses 60 ans. Parmi les convives, Christian, le fils aîné, est chargé par Helge de dire quelques mots au cours du dîner sur sa soeur jumelle Linda, morte un an plus tôt. Personne ne se doute que Christian va profiter de ce petit discours pour révéler de terribles secrets..

Danemark, 1998, 105 mn, en VOST, Comédie dramatique (Interdit aux moins de 12 ans)

Recommandé Art et Essai par l’Afcae.

Réalisateur Thomas Vinterberg
Scénariste Mogens Rukov, Thomas Vinterberg
Directeur de la photo Anthony Dod Mantle
Monteur Valdis Oskarsdottir
Compositeur Lars Bo Jensen
Producteur Birgitte Hald

Définie comme “écriture théâtrale qui s’appuie sur un dispositif cinématographique en temps réel et à vue”, la performance filmique “injecte dans le temps du cinéma le présent du théâtre”, captant ainsi sur scène l’énergie éphémère du plateau de tournage. Mais Festen est bien plus qu’une expérience esthétique. On y assiste à la confrontation explosive d’un rituel (la célébration d’un anniversaire) et de sa rupture (la dénonciation par un fils des crimes de son père). L’effet de réalité ainsi produit est sidérant : au-delà de l’inceste paternel, c’est la complicité tacite de toute une société qui se révèle. Cette version, revécue chaque soir au cours d’un banquet bien réel, sera également un hommage en filigrane à une autre histoire de famille danoise : celle du prince Hamlet, qui lui aussi choisit de faire de la cérémonie scénique “le piège où prendre la conscience du roi.”

Thomas Vinterberg, le réalisateur

Né en 1969, Thomas Vinterberg est un dramaturge et réalisateur danois dont l’œuvre a remporté de nombreux prix. Diplômé de l’École Nationale de Cinéma du Danemark en 1993, il fonde avec Lars von Trier, Søren Kragh-Jacobsen et Kristian Levring le mouvement Dogma et signe le premier film à se conformer à ses principes esthétiques : Festen (1998), qui le fait connaître internationalement et remporte le Prix du jury à Cannes. Ses deux films suivants, tournés en langue anglaise, It’s All About Love (2003) et Dear Wendy (2005), sont présentés en sélection au festival de Sundance. En 2010, Submarino est en compétition au Festival de Berlin, avant de remporter le Prix du Cinéma du Concile Nordique. La Chasse, présenté au Festival de Cannes 2012 (où il obtient le Prix du Jury Œcuménique), vaut à Mads Mikkelsen de remporter la Palme du meilleur acteur et à sa directrice de la photographie, Charlotte Bruus Christensen, d’être distinguée par le Prix Vulcain. Au théâtre, Vinterberg a fait ses débuts de dramaturge avec L’Enterrement, créé au Burgtheater de Vienne en 2010 (Théâtre du Rond-Point, 2012), suivi de Die Kommune, programmé à l’Akademietheater un an plus tard.

 

Mogens Rukov Scénariste et dramaturge,

Mogens Rukov (1943-2015) a enseigné pendant une trentaine d’années à Den Danske Filmskole, l’École Nationale de Cinéma établie à Holmen, un quartier de Copenhague, où il forme et influence une nouvelle génération d’auteurs danois. Diplômé en cinéma et en philologie nordique (1974), il a cosigné plusieurs scénarios importants, dont ceux de Festen (1998), Arven (L’Héritage), de Per Fly (2003), It’s All About Love (2003) ou Reconstruction, de Christoffer Boe (2003, Caméra d’or au Festival de Cannes). Au théâtre, Rukov a également coécrit L’Enterrement et Die Kommune avec Thomas Vinterberg (Burgtheater et Akademietheater de Vienne, 2010-2011).

 

Festen est un film important dans l’histoire du cinéma puisqu’il met en pratique le Dogme 95 établi par les réalisateurs danois Lars Von Trier et Thomas Vinterberg. Qu’est ce que le dogme ? voici  la charte du dogme . Et ce, en réaction aux superproductions anglo-saxonnes accusées de valoriser des produits jugés uniformisés.

« Vœu de chasteté

Je jure de me soumettre aux règles qui suivent telles qu’édictées et approuvées par Dogme 95

1. Le tournage doit être fait sur place. Les accessoires et décors ne doivent pas être amenés (si on a besoin d’un accessoire particulier pour l’histoire, choisir un endroit où cet accessoire est présent).
2. Le son ne doit jamais être réalisé à part des images, et inversement (aucune musique ne doit être utilisée à moins qu’elle ne soit jouée pendant que la scène est filmée).
3. La caméra doit être portée à la main. Tout mouvement, ou non-mouvement possible avec la main est autorisé. (Le film ne doit pas se dérouler là où la caméra se trouve; le tournage doit se faire là où le film se déroule).
4. Le film doit être en couleurs. Un éclairage spécial n’est pas acceptable. (S’il n’y a pas assez de lumière, la scène doit être coupée, ou une simple lampe attachée à la caméra).
5. Tout traitement optique ou filtre est interdit.
6. Le film ne doit pas contenir d’action de façon superficielle. (Les meurtres, les armes, etc. ne doivent pas apparaître).
7. Les détournements temporels et géographiques sont interdits. (C’est-à-dire que le film se déroule ici et maintenant).
8. Les films de genre ne sont pas acceptables.
9. Le format de la pellicule doit être le format académique 35mm.
10. Le réalisateur ne doit pas être crédité.

De plus je jure en tant que réalisateur de m’abstenir de tout goût personnel. Je ne suis plus un artiste. Je jure de m’abstenir de créer une « œuvre », car je vois l’instant comme plus important que la totalité. Mon but suprême est faire sortir la vérité de mes personnages et de mes scènes. Je jure de faire cela par tous les moyens disponibles et au prix de mon bon goût et de toute considération esthétique.

Et ainsi je fais mon Vœu de Chasteté

Copenhague, Lundi 13 mars 1995

Au nom du Dogme 95

Lars Von Trier, Thomas Vinterberg »

L’AFFAIRE THOMAS CROWN

L’AFFAIRE THOMAS CROWN

« Elégant et glamour a souhait, ce film de casse est devenu culte grâce au charisme des acteurs, à  l’ingéniosité de sa réalisation et au charme fou de sa musique . Un petit classique a redécouvrir. »  Avoir Alire

50e ANNIVERSAIRE 

Avec Steve McQueen  & Faye Dunaway    

AU CINÉMA LE 16 MAI 2018

 

 

Bande Annonce L’Affaire Thomas Crown Au cinéma en 2018 from MISSION DISTRIBUTION on Vimeo.

Synopsis

Thomas Crown, un milliardaire divorcé, à la tête d’une grande banque de Boston, estime que sa vie d’homme riche ne lui procure plus aucune satisfaction. Afin de ressentir à nouveau le frisson de l’aventure, il prépare minutieusement, avec neuf complices, un fabuleux hold-up, qui laissera la police perplexe. Sa propre banque lui paraît être le meilleur endroit pour ses exploits. Le coup réussit à la perfection. Tandis que l’enquête menée par le commissaire Malone piétine, Thomas s’en va cacher son butin en Suisse. Il découvre alors que la compagnie d’assurances de sa banque lui a dépêché une redoutable enquêtrice, la ravissante et sagace Vicky Anderson…
The Thomas Crown Affair – polar – 1968- 1h42 -couleur -dcp – visa 34720

Fiche artistique

Steve McQueen     Thomas Crown
Faye Dunaway       Vicky Anderson
Paul Burke              Eddy Malone
Jack Weston           Erwin Weaver
Astrid                       Heeren Gwen
Carol Corbett          mademoiselle Sullivan
Yaphet Kotto          Carl
Gordon Pinsent     Jamie MacDonald

Fiche Technique

Réalisateur   Norman Jewison

Musique         Michel Legrand

Scénariste      Alan Trustman

Producteurs: Norman Jewison & Hal Ashby

 

FAYE DUNAWAY AND NORMAN JEWISON.1968.©SUPPLIED BY SMP/GLOBE PHOTOS, INC..FAYEDUNAWAYRETRO

Filmographie sélective de Norman Jewinson

2004 – Crime Contre L’Humanité (Réalisateur , Producteur)
2003 – Crimes Contre L’Humanité (Réalisateur)
2001 – Dinner With Friends (Réalisateur)
1999 – Hurricane Carter (Réalisateur)
1994 – Only You (Réalisateur)
1991 – Larry Le Liquidateur (Réalisateur)
1989 – Un Héros Comme Tant D’autres (Réalisateur)
1987 – Eclair De Lune (Réalisateur)
1985 – Agnes De Dieu (Réalisateur)
1975 – Rollerball (Réalisateur , Producteur)
1973 – Jesus Christ Superstar (Réalisateur , Producteur , Scénariste)
1971 – Un Violon Sur Le Toit (Réalisateur , Producteur) de Norman Jewison et de Joseph Stein
1969 – Gaily, Gaily (Réalisateur)
1968 – L’Affaire Thomas Crown (Réalisateur , Producteur)
1967 – Dans La Chaleur De La Nuit (Réalisateur)
1965 – The Art Of Love (Réalisateur)
1965 – Le Kid De Cincinnati (Réalisateur)
1963 – Des Ennuis À La Pelle (Réalisateur)
1961 – The Million Dollar Incident (Réalisateur)
1961 – Ne M’Envoyez Pas De Fleurs (Réalisateur)

Musique de Michel Legrand pour laquelle il reçoit son premier oscar en 1968  avec “The Windmills Of Your Mind”.Il obtient deux autres Oscar pour la meilleure BO de film, en 1971 avec « Un Éte 42 » ( The Summer of’42) et en 1983  pour le film “Yentl” avec Barbra Streisand.

site officiel de Michel legrand http://michellegrandofficial.com

 

BLOW OUT

BLOW OUT 

UN FILM DE BRIAN DE PALMA 

ACTUELLEMENT AU CINÉMA

DISPONIBLE EN DCP ET COPIE 35MM

Synopsis

Jack travaille comme ingénieur du son sur des films d’horreur à tout petit budget. Du sang, de la nudité et si possible une jolie victime capable de hurler correctement : la routine. Jusqu’à cette nuit passée dans la nature, à enregistrer des bruits d’ambiance : le bruissement des feuilles dans le vent, un hululement et le fracas inattendu d’une voiture tombée dans une rivière. Le conducteur est mort. Jack sauve sa passagère. C’est quand il se repasse plus tard la bande-son de la scène qu’il comprend que cet accident n’en était pas un et que sa routine vient de prendre fin…

Brian De Palma

Réalisateur culte du “Nouvel Hollywood” avec Martin Scorsese, Francis Ford Coppola ou Steven Spielberg, Brian De Palma a toujours été un peu à part, notamment parce que, contrairement, à beaucoup de ses collègues, il a débuté dans un cinéma foncièrement indépendant, presque expérimental, dans le New York des années 60. C’est d’ailleurs lui qui, le premier, révèle un tout jeune Robert De Niro dans son film Greetings sorti en 1968.

Obsédé par Alfred Hitchcock, il devient, dans les années 70, le maître du thriller psychologique avec des films violents, politiques et érotiques comme Obsession, Dressed To Kill, Carrie, Phantom Of The Paradise ou Soeurs de Sang qui explorent souvent le thème du voyeurisme.



BRIAN DE PALMA
L’inspiration : Blow Up d’Antonioni

« Blow Up n’est rien de moins qu’un chef-d’œuvre, un formidable récit d’apprentissage dans lequel David Hemmings se heurte au réel et questionne son regard et le regard de l’autre. Cette question, Antonioni la pose aussi directement au spectateur, en s’amusant à tromper, éprouver, jouer avec chacun de nos sens ; à l’image de ce plan final vertigineux, parfaite illustration des conflits intérieurs de ce photographe en quête de vérité. » Cécile Desclaux

Un style

Un film de De Palma se remarque au premier coup d’oeil. Le maître a un style inimitable dans lequel reviennent les mêmes motifs visuels : le split-screen, l’objectif de dioptrie fendue et le plan-séquence. Ces motifs, on les retrouve tous dans Blow Out sans jamais qu’ils apparaissent comme des gimmicks.

Le film, principalement filmé de nuit, est par ailleurs d’une incroyable beauté plastique grâce au travail du chef opérateur Vilmos Zsigmond, un des dix plus grands directeurs photo de l’histoire (Voyage au bout de l’enfer) , La Porte du Paradis, Rencontre du 3e Type, Deliverance…) avec qui De Palma avait déjà travaillé sur Obsession.


JOHN TRAVOLTA
John Travolta

De Palma avait envisagé d’engager Al Pacino ou Richard Dreyfuss (Rencontre du 3e Type) pour le rôle de Jack Terry mais son choix se porta finalement sur John Travolta qui l’avait contacté, à l’époque de la préparation, pour lui présenter un projet autour du vol de l’avion de Howard Hughes. De Palma refusa pour se consacrer à Blow Out qui suscita alors l’intérêt de la star de la Fièvre du Samedi Soir. Pour Travolta, Blow Out, avec son personnage très posé et analytique, est un changement de registre radical, lui qui avait alors toujours joué des personnages très impulsifs et passionnés.

Le film préféré de Quentin Tarantino

C’est en partie grâce à Quentin Tarantino que le film sort de l’ombre. Le réalisateur, qui cite souvent Blow Out comme un de ses trois films préférés de tous les temps (avec Rio Bravo et Taxi Driver), a par exemple utilisé le très mélancolique thème musical du film dans son Boulevard de la Mort. C’est aussi via son amour pour Blow Out que Tarantino a sorti John Travolta de sa longue traversée du désert des années 80-90 pour le faire tourner dans son mythique Pulp Fiction.