KNOCK AU CINÉMA EN VERSION RESTAURÉE 2K

KNOCK

UN FILM DE GUY LEFRANC

AU CINÉMA EN VERSION RESTAURÉE 2K

Louis Jouvet / film Knock
« TOUT BIEN PORTANT EST UN MALADE QUI S’IGNORE!  » KNOCK AVEC LOUIS JOUVET
Avec LOUIS JOUVET, Jean Brochard, Pierre Renoir, Jean Carmet, Jane Marken.

L’adaptation du chef d’oeuvre de Jules Romains, Louis Jouvet dans son rôle phare!


L’action du film se situe dans un petit village français. Le Docteur Parpalaid, qui, pendant les vingt-cinq ans de son séjour à Saint-Maurice, n’a pas cru à la médecine ni fait fortune, vient de gruger le Docteur Knock en lui vendant un cabinet sans clientèle. Ce dernier personnage, joignant la ferveur du missionnaire à l’énergie de l’homme d’action, spécule sur la peur de la maladie et révèle le besoin de se soigner à la population du canton en commençant par une consultation gratuite le jour du marché. Très vite on accourt pour se faire examiner. Le Docteur Knock qui a su fédérer les intérêts du pharmacien, de l’instituteur, de l’hôtelière, a assuré la fortune de ses alliés, mais sa vraie passion, c’est la volonté de puissance. Au bout de trois mois, il peut montrer au Docteur Parpalaid un paysage « tout imprégné de médecine » sur lequel il règne sans partage. Le Docteur Parpalaid finit par le consulter pour lui-même. Ainsi la minable escroquerie de ce petit docteur de campagne met-elle en valeur les talents de Knock qui, rapidement, a su assurer « le triomphe de la médecine ».

Si la pièce de théâtre « Knock, ou le Triomphe de la médecine » est l’oeuvre de Jules Romains. Son succès au théâtre et au cinéma est l’oeuvre de Louis Jouvet.

Jules Romains
Jules Romains écrit en 1923 pour le théâtre « Knock, ou le Triomphe de la médecine ». Elle est représentée pour la première fois à Paris, à la Comédie des Champs-Élysées, le 15 décembre 1923, sous la direction de Jacques Héberlot. Louis Jouvet fait la mise en scène et les décors et joue le rôle de Knock .
En écrivant cette pièce, Jules Romains s’inscrit dans une tradition littéraire bien française : la satire des médecins. Depuis le moyen-âge avec Le Vilain Mire, en passant par Le Médecin malgré lui ou Le Malade imaginaire de Molière, nombre d’auteurs ont stigmatisé l’ignorance, le pédantisme, le jargon des docteurs et surtout leur inefficacité quand il ne s’agissait pas du danger qu’il faisait courir à leurs malades. Cependant, en créant le personnage du Docteur Knock, Jules Romains a tant appuyé le trait, que sa farce en trois actes dépasse la simple pochade critiquant la médecine.
L’argument principal : c’est tout à la fois l’histoire d’un trompeur trompé et surtout la rapide accession d’un canton à « l’existence médicale » grâce au génie d’un médecin homme d’affaires avisé et entreprenant avec une vrai passion : la volonté de la puissance.
L’originalité du personnage principal, le Docteur Knock, est de considérer la médecine comme un commerce au point d’en faire fortune. Par rapport à ses devanciers de la tradition littéraire, le docteur Knock se révèle un homme d’affaires avisé. Il a d’ailleurs fait ses premières armes dans le négoce des cravates et de l’arachide. Désormais la maladie est son gagne-pain : « J’estime que, malgré toutes les tentations contraires, nous devons travailler à la conservation du malade ». Ce propos à double entente signifie moins que Knock empêchera ses patients de mourir, mais surtout qu’il entretiendra leur mal, source de ses revenus. Enfin il comprend que sa réussite ne peut être que le travail d’un groupe où chacun œuvre en fonction de ses capacités : l’instituteur, le pharmacien, l’hôtelière. C’est pourquoi d’ailleurs Knock s’arrangera pour qu’ils ne soient pas contaminés par la peur de la maladie qui sape le village: son affaire ne saurait prospérer avec des collaborateurs malades.
Avant l’écriture de Knock, Jules Romains (1885 -1972) publie des poèmes dès l’âge de dix-huit ans (L’Âme des hommes, 1904). Il décide d’abandonner sa carrière dans l’enseignement, à l’issue de la Première Guerre mondiale, pour se consacrer exclusivement à la littérature. Son œuvre est marquée par une idée maîtresse: celle de l’unanimisme, expression de l’âme collective d’un groupe social. Cette théorie nourrit son recueil de poèmes, La Vie unanime (1908), et ses romans : Mort de quelqu’un (1911) et Les Copains (1913). Elle trouve son expression accomplie dans la somme que constituent Les Hommes de bonne volonté, vingt-sept volumes publiés entre 1932 et 1946, vaste fresque dans laquelle, à travers le récit de destins croisés, Jules Romains brosse un tableau de l’évolution de la société moderne entre 1908 et 1933.
Mais c’est grâce à « Knock ou le Triomphe de la médecine » au théâtre que Jules Romains acquiert sa notoriété. Devaient suivre au théâtre : Amédée ou les Messieurs en rang (1923), Le Mariage de monsieur Le Trouhadec (1926), Le Déjeuner marocain (1926), Démétrios (1926), Jean le Maufranc (1926), Le Dictateur, (1926), Boën ou la Possession des biens (1930), etc.
À la fin des années 1920, Jules Romains était avec Pirandello et George Bernard Shaw l’un des trois dramaturges de son temps les plus joués dans le monde.
Il meurt en 1972 honoré de titres honorifiques : normalien, académicien, Grand Officier de la Légion d’honneur, Commandeur dans l’ordre des Arts et des Lettres.

Louis Jouvet

Louis Jouvet commence sa carrière en 1913 à 26 ans au théâtre du Vieux Colombier à Paris en tant que régisseur, décorateur et comédien.

En 1914, la Première Guerre mondiale éclate, Louis Jouvet est mobilisé comme ambulancier, puis comme médecin auxiliaire. Démobilisé en 1917, il retrouve la troupe du Vieux Colombier.

En 1922, il devient metteur en scène et installe sa propre troupe au théâtre des Champs-Élysées et met en scène et interprète l’année suivante Knock son premier grand succès. Louis Jouvet comprend tout de suite la force de cette pièce et s’approprie le rôle et fait 1500 représentations au théâtre. Il faut dire que Jouvet était un spécialiste des rôles de médecin. Il fut en effet par trois fois le Sganarelle du Médecin malgré lui, mais jamais le Malade imaginaire. Toujours médecin, jamais patient. Louis Jouvet, ironie ou destin, était diplômé de pharmacie en 1904 et son oncle apothicaire. Sa carrière est brève. Il préférait jouer au médecin sur scène.

Homme de théâtre, Jouvet met en scène ensuite de nombreuses pièces en interprétant les principaux rôles notamment des œuvres de Molière, du répertoire classique, celles écrites par Jean Giraudoux et les nouvelles figures du théâtre, André Barsacq, Jean-Louis Barrault et Jean Vilar notamment, et met en scène Le Diable et le Bon Dieu, pièce écrite par Jean-Paul Sartre en 1951 au Théâtre Antoine à Paris.

Après le triomphe de Knock au théâtre, Louis Jouvet porte la pièce à l’écran une première fois en 1933 (réalisateur : Roger Goupillère) en tant qu’acteur et metteur en scène ; puis l’acteur interprètera à nouveau le personnage au cinéma, en 1951, dans la version de Guy Lefranc, peu avant sa mort. Dans cette seconde version, on remarque un jeu plus abouti de Louis Jouvet, à dix-sept ans de distance. On y découvre un Knock passionné par son emprise sur les individus par la science ou par toute autre voie : « Il n’y a de vrai décidément que la médecine, peut-être aussi la politique, la finance et le sacerdoce que je n’ai pas encore essayés ».Comme César reste lié à Raimu, on n’imagine mal le docteur Knock sous des traits différents que Louis Jouvet, les cheveux plaqués en arrière, parfois recouverts d’un chapeau melon, ses petits yeux cachés derrière des lunettes rondes.

Knock ne sera pas son seul fait d’armes au cinéma. Louis Jouvet est une figure marquante du cinéma français des années 20, 30 et 40. Il joue dans trente-deux films, dont quelques chefs-d’œuvre passés à la postérité. On le retrouve notamment dans Quai des Orfèvres de Henri-Georges Clouzot, ; Hôtel du Nord aux côtés d’Arletty et son fameux « atmosphère, atmosphère » et Drôle de drame, dans lequel il donne à Michel Simon la réplique devenue célèbre : « Moi j’ai dit « bizarre, bizarre » ? Comme c’est étrange… […] Moi, j’ai dit « bizarre », comme c’est bizarre. », deux films réalisés par Marcel Carné. Il joue dans deux films réalisés par Jean Renoir : Les bas-fonds en 1936, avec Jean Gabin, et La Marseillaise en 1937.

Passionné par le théâtre, il jouera au cinéma, des adaptations théâtrales saluées par la critique : Volpone avec Harry Baur et Charles Dullin. Sa passion du théâtre l’a poussé à jouer dans Entrée des artistes de Marc Allégret, film où il joue son propre rôle de professeur de théâtre du Conservatoire, presque un reportage sur l’art de Jouvet, La Fin du jour de Julien Duvivier où il est un acteur de théâtre complètement habité par ses personnages et qui, confondant réalité et fiction, sombre dans la folie, et Miquette et sa mère de Clouzot, dans lequel il incarne le pittoresque Monchablon, « grand premier rôle en tous genres », directeur d’une troupe de théâtre ambulant.

Le film Knock est aussi l’occasion de retrouver des seconds rôles excellents joués par quelques bons acteurs, tels Jean Carmet, le moqueur qui devient infirmier ou Pierre Renoir en pharmacien soudain débordé, Pierre Bertin en instituteur candide, persuadé d’être porteur de germes et Jean Brochard en médecin confrère de Louis Jouvet.

« Knock, ou le Triomphe de la médecine » est devenu un classique du théâtre français et son adaptation cinématographique en 1951 lui a donné un souffle particulier par la force de l’interprétation de Louis Jouvet. Et la finesse des dialogues, leur humour noir et leurs réflexions cyniques sont un régal à écouter, d’autant que certains passages restent au delà de la farce des moments terriblement sombres et pessimistes quant à l’avenir des hommes face à la médecine.

Jean Carmet / film Knock

MEAN STREETS

MEAN STREETS

UN FILM DE MARTIN SCORSESE

ACTUELLEMENT AU CINÉMA

EN COPIE NEUVE RESTAURÉE

Réalisé par : Martin Scorsese
Avec : Robert De Niro, Harvey Keitel, David Proval
Sur un scénario de : Martin Scorsese et Mardik Martin 
Genre : Criminel -Drame
Film Américain réalisé en 1973

Quatre jeunes italiens du quartier de Little Italy à New York jouent aux gros durs. Charlie et son cousin Johnny Boy se détachent de la bande par leur personnalité opposée. Charlie attend sagement que son oncle, caïd de la mafia, lui confie la direction d’un restaurant tandis que Johnny Boy se bat pour n’importe quel prétexte. Charlie, le sage qui a conservé ses valeurs catholiques, intervient à chaque nouvelle bagarre de son cousin et tache de réparer les dégâts. Un jour, les choses ne se règlent pas aussi bien et finissent par une vengeance collective dans le sang.

Le film s’intéresse essentiellement aux personnages et à leur place dans la communauté.
Robert De Niro incarne Johnny Boy, un jeune garçon désinvolte qui se moque des règles imposées par la communauté. Il le paiera cher. A travers ce personnage, Scorsese montre que les règles sont imposées par certaines personnes au reste de la communauté et il faut savoir s’y conformer. Étant donné qu’il s’agit de la communauté italo-américaine, l’honneur et  l’union de la famille sont deux valeurs essentielles. Johnny Boy ne remet pas en cause ces codes parce qu’il est inconscient mais sans doute parce que sa jeunesse le frustre de devoir se conformer à des règles qu’il n’a pas choisi.
Charlie incarné par Harvey Keitel est un personnage torturé par sa conscience. Scorsese ne cesse de le répéter, il aurait pu devenir prêtre ou voyou. Il a choisi le cinéma. Dans Mean Streets, il inclut un élément que l’on retrouvera dans nombreux de ses films : l’influence de la religion catholique. Ainsi, Charlie entretient une relation particulière avec la religion catholique. Il a besoin de se rendre à l’église pour obtenir une sorte de pardon. Il se défend d’entretenir une relation amoureuse avec Teresa qu’il désire.

 

 

Critique lors de la sortie en salle

Par Pierre Murat

C’est – il le reconnaît lui-même – son film le plus autobiographique. En 1973, Martin Scorsese tourne Mean Streets dans les quartiers sicilo-américains de New York où il a passé son adolescence, avec une philosophie réduite au minimum, qu’il a appliquée – survivre ou pas, voilà la question -, et des préoccupations qui le hantent, à l’époque. Dès les premières scènes, son double (interprété par Harvey Keitel) prie dans une église et s’adresse à Dieu comme Don Camillo à Jésus : « Si je commets une faute, je veux payer à ma façon. M’imposer ma propre pénitence. Car il n’y a que la souffrance qui soit vraie. »Charlie s’est donné une mission : protéger son cousin, un innocent aux mains pleines (Robert De Niro), non par générosité, mais par orgueil. Celui qui l’intéresse, qu’il veut sauver à tout prix, c’est lui-même. Charlie (Martin ?) est, donc, un hypocrite, un de ces tièdes que Dieu vomit, un de ces faux-cul qui veut toujours le Bien des autres pour mieux excuser le Mal qui est en lui… D’où l’hystérie permanente qui pèse sur ce film. Cette exaspération dans les empoignades, presque fraternelles, et les tueries, presque innocentes, entre les héros, tous en équilibre instable entre famille et Mafia… La certitude de devoir régler, un jour ou l’autre, le salaire du péché ne quittera jamais Scorsese : on la retrouvera dans ses fresques (Les Affranchis, Casino). Et dans ses cauchemars, qu’ils soient drôles (After hours) ou terrifiants (Shutter Island).

 

 

HOMMAGE

HAIR DE MILOS FORMAN

AU CINÉMA LE 11 JUILLET 2018

EN EXCLUSIVITÉ AU GRAND ACTION, PARIS VE

 

LA NOUVELLE AFFICHE

 

Réalisation : Miloš Forman

Avec John Savage, Treat Williams, Beverly D’Angelo

 

« Bien que Hair paraisse soigneusement réfléchi, le résultat final est tout à fait spontané. Tout comme les meilleurs films musicaux du passé – Chantons sous la pluie dans les années 1950 ou Quatre garçons dans le vent dans les années 1960 – Hair s’écoule d’un morceau à un autre et emporte le public. » (Frank Rich, TIME magazine, mars 1979)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Scénario : Michael Weller, Gerome Ragni, James Rado

Musique : Galt MacDermott

Montage : Alan Heim, Stanley Warnow
Producteurs : Michael Butler, Lester Persky
Image : Richard C. Kratina, Miroslav Ondricek, Jean Talvin

Genre Comédie musicale
Nationalités Américain, Ouest-allemand

USA- couleur -Comédie musicale -drame -vostf -DCP -1979 -visa: 50863 -121 mn

SYNOPSIS

Le film se situe à New York. C’est l’histoire du destin du jeune et naïf Claude, croyant en Dieu, fils d’un fermier patriote de province. Claude visite New York avant d’être incorporé comme militaire et partir pour la guerre du Vietnam. En chemin, il se retrouve au milieu d’un happening de hippies dans Central Park et tombe immédiatement sous le charme de la belle Sheila. Le leader pacifiste des hippies l’incite à lui déclarer sa flamme. Il essaiera par ailleurs de le dissuader de partir en guerre.  Il fait alors l’expérience de la liberté, des drogues et cesse peu à peu de croire en ce qu’il avait jusque‑là considéré comme étant juste.C’est alors que des retournements de situation va bouleverser la vie de Claude et provoquer des conséquences dramatiques.

Autour du film:

Pourquoi un jeune homme de vingt ans devrait‑il aller se faire tuer à l’autre bout du monde ? Notamment s’il n’a pas eu jusqu’alors de petite amie et si pour être heureux il n’a besoin que d’un peu d’amour, de marijuana et d’une bande d’amis fidèles qui savent épouser sa cause et le cas échéant se sacrifier pour lui.

Cette parabole antimilitariste pleine de douceur, de hippies, d’images psychédéliques et d’excellente musique fut réalisée avec dix ans de recul, à une époque où la révolte de la fin des années 1960 n’était qu’un souvenir nostalgique.

 

 

L’histoire de Claude Hooper Bukowski, jeune homme innocent de la campagne américaine, formé par le patriotisme familial qui, sous l´influence d’un groupe de hippies avec le charmant rebelle George Berger en tête, commence à douter du sens de son engagement dans une guerre absurde entre les puissances.

Cette adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway reflète le conflit socio‑politique américain de toute une décennie. La révolte contre la guerre du Vietnam (1964 – 1975) déclencha le mouvement émancipateur des années 1960 avec son essor culturel et sa révolution sociale.

Ce fond historique sert notamment à Forman, une fois de plus, à développer un sujet qui lui tient à cœur : le conflit entre l’individu et la société qui demande à celui‑ci de s’adapter et d’obéir. Le film est en même temps une satire de la famille puritaine américaine et de toute la société conservatrice, dont les hippies infantiles et effrénés se moquent de manière attrayante.

Aujourd’hui, Hair est un des films cultes sur les hippies. Cependant, il fut tourné à l’époque la moins appropriée vu les tendances à la mode, à la fin des années 1970, où la résonance dans la société des idéaux des hippies avait perdu de son actualité et n’avait pas encore trouvé de successeurs dans les générations suivantes.

Aucun des films de Forman ne fut sans doute tant sous‑estimé à ses débuts. Ni Forman ni la chorégraphe Twyla Thar n’avaient eu auparavant d’expériences avec le genre qu’est le film musical. Tous les deux ont néanmoins fait preuve d’un sens aigu pour ce qui est de l’énergie et du rythme des séquences de musique et de danse et ont créé un des films musicaux les plus intéressants de cette époque.

Dans le pays natal de Forman, la Tchécoslovaquie, communiste à cette époque‑là, à Prague notamment, les gens faisaient la queue toute la nuit pour acheter des billets pour la projection de Hair. Pour plusieurs générations de Tchèques, le film est devenu un manifeste de la liberté tant désirée et non pas une critique des intérêts de puissance des États‑Unis comme l’a compris le régime communiste. C’est d’ailleurs pour cette raison que le régime a exceptionnellement permis la projection de cette œuvre d’un réalisateur émigré de la Tchécoslovaquie totalitaire.

MILOS FORMAN

Anecdotes
La première à Broadway de la comédie musicale Hair a eu lieu au Biltmore Theatre le 29 avril 1968. En 1969, le spectacle obtint une nomination au prix de théâtre américain Tony Award. Cependant Hair fut présenté pour la première fois à New York quelques mois auparavant, en octobre 1967, au Public Theater à East Village où il fut produit par Joseph Papp.
L’histoire du film est assez changée par rapport à la comédie musicale réalisée onze ans plus tôt. Dans la comédie musicale, Claude est déjà membre de la communauté de hippies et à la fin il s’enrôle dans un régiment au Vietnam. Au contraire, dans le film, Claude est une recrue naïve d’Oklahoma qui arrive à New York pour intégrer l’armée et ce n’est que là qu’il fait connaissance avec des hippies. Dans la comédie musicale, Sheila est une représentante du mouvement féministe qui est amoureuse de Berger et de Claude à la fois. La plus grande prise de liberté cinématographique est celle qui concerne le changement du destin de Berger.
Le film omet également quelques chansons célèbres de la comédie musicale, notamment The Bed, Dead End, Oh Great God of Power, I Believe in Love, Going Down, Air, My Conviction, Abie Baby, Frank Mills ou What a Piece of Work is Man.
Quelques chansons furent abrégées (Manchester England), changées (Walking in Space)ou attribuées à un autre personnage. La chanson Somebody to Love fut nouvellement écrite.
C’est George Lucas qui fut choisi en premier lieu pour réaliser l’adaptation cinématographique. Mais il refusa car il travaillait à l’époque sur son film American Graffiti.
Le rôle de Berger fut au départ revendiqué par Gerome Ragni, un des auteurs de la comédie musicale, mais finalement c’est Treat Williams qui fut choisi, grâce à son âge.
Madonna et Bruce Springsteen postulèrent également pour un rôle dans ce film.
Le film fut présenté hors compétition au festival de Cannes en 1979.

 

 

VINO VERITAS

VINO VERITAS

UN FILM DE PASCAL OBADIA

ACTUELLEMENT AU CINÉMA

CONVENTIONNEL, BIO, BIODYNAMIQUE, NATUREL..

LE  VIN DANS TOUS SES ÉTATS

A voir pour mieux boire!

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ACTUALITÉ DU FILM SUR FACEBOOK:

https://www.facebook.com/VinoVeritasLeFilm/?fref=ts

Documentaire – France – durée: 82 mn – VF – 2015 -DCP-  visa: 145.165

 

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« Vino Veritas » est un voyage dans l’univers du vin, un road movie à travers les vignes d’Europe. Parfois drôle, souvent sensible, le documentaire donne la parole aux nouveaux vignerons qui considèrent la nature comme élément incontournable dans l’élaboration d’un vin de qualité, d’un vin vivant.

« Bios », « bio-dynamiciens » ou « naturels », ils nous montrent qu’une autre voie est possible, sans intrants ou presque, avec un objectif commun que les filières du tout chimique semblent avoir occultées : retrouver le goût, dans le respect des hommes et de l’environnement.

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CONTEXTE

En seulement cinquante ans, les méthodes agro-industrielles ont radicalement changé les

modes de production de nos aliments. Un demi-siècle a suffit à faire oublier 15 000 ans

d’agriculture naturelle. Le vin, met culturel s’il en est, paraissait jusque-là épargné, c’est du

moins ce que l’on croyait.

Aujourd’hui, la vigne consomme 20% des produits phytosanitaires utilisés dans

l’agriculture française, alors qu’elle est présente sur 3% des terres cultivées. La flore, la

faune, l’activité biologique si importantes à l’élaboration du breuvage sont ainsi détruites,

allant jusqu’à mettre en péril la santé des hommes et des femmes qui y travaillent.

Mais dans les vignes c’est l’omerta.

Au-delà de ce constat, ce documentaire est la démonstration qu’une viticulture plus

respectueuse est possible. VINO VERITAS déroule tel un road movie à travers les vignes

d’Europe, dans trois des grands pays producteurs que sont la France, l’Espagne, l’Italie, et

la Suisse en pointe sur les recherches en agrobiologie. Le film donne la parole aux

nouveaux vignerons, qui considèrent la nature comme un élément incontournable dans

l’élaboration d’un vin de qualité, un vin vivant. Qu’ils soient bios, bio-dynamiciens ou

naturels, désormais les professionnels devenus essayistes nous montrent qu’une autre

voie est possible, sans intrants ou presque.

Faire le vin autrement, en menant des exploitations à taille humaine, dans le respect des

hommes et de l’environnement, telle est la nouvelle donne de la viticulture du XXIème

siècle. Une autre alternative existe, avec un objectif commun que les filières du tout

chimique semblent avoir occultées : retrouver le goût !

 

dossier de presse:

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MINNIE AND MOSKOWITZ

RARE AU CINEMA – POUR LA PREMIERE FOIS EN VERSION NUMERIQUE

MINNIE AND MOSKOWITZ

AINSI VA L’AMOUR!

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La Comedie sentimentale de John Cassavetes

Avec Gena Rowlands, Seymour Cassel, John Cassavetes

ACTUELLEMENT AU CINEMA

(Minnie and Moskowitz , USA, 1971- 115mn – vostf – visa: 40110 – comédie sentimentale)

 

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synopsis: Minnie Moore et Seymour Moskowitz sont deux êtres que tout oppose. Lui, est un gardien de parking solitaire au look beatnik un peu looser. Elle, est une femme élégante, raffinée qui travaille au Musée d’Art moderne. Elle a une relation passionnée avec un père de famille. Lors d’un déjeuner, Minnie a une violente altercation avec un prétendant agressif. Moskowitz les sépare et embarque brutalement Minnie dans sa camionnette. Leur admiration inconditionnelle pour le cinéma et l’acteur Humphrey Bogart semble bien être leur seul point commun…

Naissance d’un amour.

Plus souvent attaché à décrire des couples en déconstruction, Cassavetes raconte ici comment Minnie et Moskowitz vont bâtir leur amour. Elle est blonde, cultivée, méprisante (ou réfugiée ?) derrière ses lunettes noires et vient d’être larguée. Lui, la drague facile, est plus jeune qu’elle et gare des voitures dans les parkings. Ils n’ont en commun que leur maladresse et leur goût pour les vieux films de Bogart. De virées nocturnes en mises à l’épreuve, ils finiront par parler mariage.

« J’ai écrit Minnie et Moskowitz parce que je ne comprenais pas pourquoi on se mariait encore. » Cassavetes admirait Capra, et c’est dans ce film optimiste, où un couple parvient à naître du chaos, qu’on sent le plus son influence. Devant sa caméra chirurgicale mais tendre, les lunettes de Minnie deviennent rose bonbon. Gena Rowlands irradie, forte sous les tremblements, véritable déesse des amours compliquées. Au début, son personnage disserte sur la cruauté du cinéma qui propose aux femmes des Gable ou des Bogart – des hommes qui n’existent pas dans la « vraie vie ». Douce mise en abyme : Cassavetes ressemble à Bogart, acteur préféré de Moskowitz, lequel déclare son amour à Minnie dans un cinéma, en la comparant à Bacall… L’amour du cinéma comme ciment des sentiments.

Guillemette Odicino , Télérama le 23/10/2010

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JOHN CASSAVETES – Réalisateur

(1929-1989)

1959: Shadows
1961: Too Late Blues (id ou la Ballade des sans-espoir)
1963: A Child is Waiting (Un enfant Attend) avec Gena Rowlands
1968: Faces avec Gena Rowlands
1970: Husbands + acteur
1971: Minnie and moskowitz (ou Ainsi va l’amour ) + acteur avec Gena Rowlands
1975: A Woman Under The Influence (Une femme sous influence ) avec Gena Rowlands
1976: The Killing  of a Chinese Bookie (Meurtre d’un bookmaker chinois ou le Bal des vauriens)
1978: Opening Night + acteur, avec Gena Rowlands
1980: Gloria avec Gena Rowlands
1984: Love Streams (id ou Torrents d’amour) + acteur avec Gena Rowlands
1985 : Big Trouble

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ALICE

ALICE

CHEF D’OEUVRE SURRÉALISTE DE JAN SVANKMAJER

ECOLE AU CINÉMA  EN COPIES NEUVES NUMÉRIQUES EN VOSTF ET VF

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« Vous devez fermer les yeux, sinon vous ne verrez rien », ordonne la petite Alice dans le prologue du long métrage de Jan Švankmajer, Alice. Cet ordre lancé au public est la clé  du monde merveilleux dans lequel l’artiste nous invite à pénétrer, à nos risques et périls… Švankmajer nous convie à redécouvrir ce terrain marécageux qu’est l’enfance à travers le prisme du rêve, et à pénétrer dans l’antre magique de l’imaginaire de façon aveugle.

Extrait du livre Surréalisme animé: Le cinéma de Jan Švankmajer, de Charles Jodoin-Keaton, paru aux Editions Rouge Profond

« Le rêve, ce puits naturel de l’imagination se faisant continuellement enfouir, l’espace laissé vacant se voit occupé par l’absurde production en série de nos systèmes scientifiques et rationnels. Si nous ne nous remettons pas dès maintenant à nous raconter des histoires de fées et de fantômes au coucher et à nous remémorer nos rêves au lever, il n’y a plus rien à espérer de notre civilisation actuelle. « 

Jan Švankmajer (tiré de l’entretien dans le livre Surréalisme animé)

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« Alice » (1987),  le premier long-métrage du cinéaste tchécoslovaque de Jan Svankmajer.

Grand Prix du long métrage du Festival d’Annecy en 1989

L’histoire de cette oeuvre est celle d’Alice, une jeune fille, entrainée par un lapin blanc empaillé loin de sa chambre et de ses jouets avant d’être engloutie par un tiroir…

« Alice » est la rencontre de deux auteurs et de deux univers uniques: L’univers surréaliste et expressionniste du réalisateur Svankmajer, plasticien et marionnettiste, considéré comme le maître de l’animation tchèque et celui fantastique marqué par le « non sens » du célèbre auteur britannique Lewis Caroll,.

Svankmajer revisite l’histoire et les thèmes du conte « Alice aux Pays des Merveilles » grace à un travail visuel inventif qui mélange captures réelles et animation primitive et artisanale. Il ne crée pas un monde nouveau mais essaie en permanence « d’animer la réalité », travail d’autant plus remarquable quand cette réalité est tirée d’une histoire, entre conte de fée et fantastique, base de ce qu’on appelle de nos jours « la fantasy ».

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Ce film surréaliste remarquable est justement récompensé par le grand prix du long métrage du festival d’Annecy en 1989, date de son unique sortie en salles en France en copie neuves.

Même si ce film est l’objet d’une créativité dérangeante et intransigeante, ses qualités et ses thèmes ainsi que la place importante de Svankmajer dans l’animation mérite qu' »Alice » sorte à nouveau au cinéma.

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CASINO

20e anniversaire -Golden Globe Meilleure actrice Sharon Stone
Pour la première fois en copie numérique

CASINO de MARTIN SCORSESE

Avec ROBERT DE NIRO, SHARON STONE, JOE PESCI, JAMES WOODS, DON RICKLES, ALAN KING, KEVIN POLLAK

ACTUELLEMENT AU CINÉMA

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1996 – Recommandé Art et Essai par l’Afcae – Durée: 2h58 -DCP -vostf

synopsis : En 1973, Sam Ace Rothstein est le grand manitou de la ville de toutes les folies, Las Vegas. Grace à la mafia , il vient d’être nommé à la tête du Casino le Tangies et épouse une virtuose de l’arnaque, Ginger Mc Kenna, qui sombre bien vite dans l’alcool et la drogue. Mais un autre ennui guette Sam, son ami d’enfance Nicky Santoro, qui entreprend de mettre la ville en coupe réglée…

 

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A propos du film
Avec Casino en 1995, Scorsese retrouve le monde des gangsters dans une grandiose épopée sur l’ascension et la chute d’un patron d’un grand hôtel-casino de Las Vegas, inspiré de Frank Rosenthal, dans les années 1970. Il retrouve pour la huitième fois, et dernière à ce jour, Robert De Niro, mais aussi Joe Pesci et Sharon Stone qui remporte le Golden Globe de la meilleure actrice dans un film dramatique et reçoit une nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Le montage du film est de Thelma Schoonmaker, fidèle au cinéaste depuis Raging Bull,. Il a duré plus d’un an. La monteuse a expérimenté  un nouveau type de montage, aujourd’hui très courant, dit non-linéaire sur plateforme informatique. Ce procédé permet de réaliser rapidement plusieurs montages d’une même scène pour pouvoir mieux choisir après. Anecdote : La maman de Martin Scorsese apparait cette fois dans Casino non pas comme la mère d’un des personnages principaux, mais celle de Piscano, le bras droit de Nicky Santoro. Elle a une courte scène dans un café. Il s’agit là de son dernier rôle. Catherine Scorsese disparait le 6 janvier 1997 à New York.

Après Casino, il termine son fameux documentaire de quatre heures sur le cinéma américain avec Michael Henry Wilson, Un voyage avec Martin Scorsese à travers le cinéma américain, commandé par le British Film Institute pour célébrer le centenaire de la naissance du cinéma. Puis, Martin Scorsese est honoré de la prestigieuse récompense du Life Achievement Award par l’American Film Institute en 1997, pour l’ensemble de sa carrière.

 

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Acteurs et collaborateurs récurrents
Au fil du temps, Martin Scorsese s’est entouré de nombreux acteurs avec lesquels il a pu travailler à plusieurs reprises. Robert De Niro a tourné dans 8 de ses films et dans Mad Dog and Glory produit par Scorsese. Grâce à leur collaboration, il a gagné l’Oscar du meilleur acteur pour son interprétation du boxeur Jake LaMotta dans Raging Bull.
Joe Pesci et Frank Vincent sont tous deux présents au casting de Raging Bull, Les Affranchis et Casino.
Thelma Schoonmaker est sa monteuse attitrée puisqu’elle s’est occupée du montage de la plupart de ses films et documentaires.
Barbara De Fina, son ex-femme, a produit tous ses films à partir de La Couleur de l’argent jusqu’à À tombeau ouvert.
Pour la musique de ses films, Scorsese utilise fréquemment des musiques pré-existantes, avec l’aide de son ami et superviseur musical Robbie Robertson. En revanche, pour les musiques originales, il a souvent fait appel à Elmer Bernstein (3 films) et Howard Shore (6 films à ce jour).
Enfin, les directeurs de la photographie Robert Richardson et Michael Ballhaus ont éclairé la majorité de ses films.

 


Casino
Casino Bande-annonce version restaurée 2015 VOST

GATSBY LE MAGNIFIQUE

EVENEMENT:

GATSBY LE MAGNIFIQUE (THE GREAT GATSBY)

Avec ROBERT REDFORD , MIA FARROW 

Un film de JACK CLAYTON

Scénario de FRANCIS FORD COPPOLA

d’après le roman de FRANCIS SCOTT FITZGERALD

 

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Durée: 2h18 – 1974 – genre: Drame  – couleur – visa: 42901 – Pays : États-Unis -DCP

Recommandé Art et Essai par l’Afcae.

Ce film a été récompensé en 1975 par deux Oscars (meilleurs costumes et meilleure adaptation musicale)

Synopsis  Au début des années 1920, dans une débauche de luxe, d’alcool et d’argent, un mystérieux personnage s’installe à Long Island dans un domaine incroyable d’extravagance. Qui est ce charmant et légendaire Gatsby dont les fêtes attirent toute la société locale? Les rumeurs les plus folles circulent. Un espion ou un gentleman anglais? Un héros de guerre ou un mythomane?

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Robert Redford, de son vrai nom Charles Robert Redford, Jr., est un acteur et réalisateur américain né le 18 août 1936 à Santa Monica, enCalifornie.

Il est devenu une vedette internationale après la sortie du filmButch Cassidy et le Kid. Ont suivi d’autres succès, tels Les Hommes du président,L’Arnaque, Gatsby le magnifique, Out of Africa, et L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux.

Il a remporté l’Oscar du meilleur réalisateur pour Des gens comme les autres en 1981, et l’Oscar d’honneur en2002. Il est fait chevalier de la Légion d’honneur le 15 octobre 2010

Mia Farrow, née Maria de Lourdes Villiers Farrow le 9 février 1945 à Los Angeles (Californie), est une actrice et chanteuse américaine, qui fut également mannequin. Elle a été l’interprète de plus de quarante films, et a reçu plusieurs récompenses, dont un Golden Globe1.

Elle est également connue pour ses engagements humanitaires, notamment en tant qu’ambassadeur de l’Unicef. Elle s’est récemment impliquée sur la question du Darfour. En 2008, elle est citée par le magazine américain Time comme étant l’une des personnes les plus influentes de la planète.

Presse:

Rodolphe Rouxel

Tel: 06 60 20 81 55

 

LE CRI DU SORCIER

Par le réalisateur de DEEP END et ESSENTIAL KILLING

INVISIBLE EN SALLES DEPUIS 1978 – NEGATIF RESTAURE

GRAND PRIX DU JURY – FESTIVAL DE CANNES 1978

Etrange et Fascinant :

LE CRI DU SORCIER

ACTUELLEMENT AU CINEMA

Un film fantastique de Jerzy Skolimowski

Avec Alan Bates, Susannah York, John Hurt…

D’apres  « Le Cri » la nouvelle  de Robert Graves

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Synopsis: Robert Graves (Tim Curry), médecin psychiatre, est associé à un mystérieux patient, Crossley (Alan Bates), pour comptabiliser les points d’un match de cricket organisé pour occuper l’après-midi des pensionnaires d’un hôpital psychiatrique anglais. Laissant le soin à Graves d’officier, Crossley se lance dans l’évocation de son passé. De retour d’un séjour de 18 ans chez les Aborigènes Australiens – où il découvrit la sorcellerie et tua ses deux enfants – il investit la maison, et la vie des Fielding, un couple anglais sans histoires (John Hurt et Susannah York). Menaçant ceux-ci d’user de son « Cri du Sorcier », censé tuer quiconque l’entend à la ronde, il prend possession de la demeure du couple, à la fois fasciné et répugné par cet homme au charisme et aux pouvoirs captivants…

Extrait entretien avec Jerzy Kolimowski et Andrzej Kostenko  tiré du livre « Jerzy Skolimowski signes particuliers » sous la direction de Jaques Déniel, Alain Keit,  Marcos Uzal, éditions Cinéma Jean Vigo / Yellow Now 

Vous êtes-vous inspiré de Krzysztof Komeda pour le personnage principal du Cri du sorcier ?

Non . Dans le film, le compositeur est un personnage plutôt négatif, prétentieux, faible… Et ce n’est pas un bon compositeur. Mais c’est vrai qu’il expérimente beaucoup et comme j’ai écrit toutes ces scènes où il compose, mon expérience avec  Krzysztof  m’a probablement été utile. Quand j’ai fini le film, j’ai demandé à David Bowie, que j’aime beaucoup de faire la musique. Le producteur Jeremy Thomas s’est arrangé pour le faire venir des États-Unis. Bowie a débarqué à Londres très tôt le matin et il est venu directement au studio. Au bout de dix minutes de projection, il s’est endormi et a commencé à ronfler ! Ses assistants n’osaient pas le réveiller.  Ce fut très embarrassant et bien sûr il n’a pas été possible de discuter après ! J’ai alors pensé à Procol Harum. Nous avons contacté Garry Brooker qui était un homme charmant. Je lui ai expliqué ce que j’attendais, un mélange des Pink Floyd, de Bowie … Il a essayé de travailler dans cette direction mais le résultat n’était pas ce que je voulais. Jeremy Thomas m’a demandé : « Bon alors tu veux qui maintenant ! ? » « Genesis ! » Phil Collins était en tournée et seuls Tony Banks et Mike Rutherford étaient disponibles. Ils ne se sont pas endormis à la projection, ont aimé le film et composé la musique.

Et le fameux cri?

À l’image, le cri durait vingt-trois secondes. Notre première tentative fut de trouver quelqu’un capable de crier très fort. On m’a parlé d’une femme qui travaillait dans un cirque. Elle criait très très fort mais pas assez longtemps, cinq ou six secondes. Ce n’était pas l’intensité de la voix qui importait mais l’arc du cri. C’était impossible à monter en plusieurs parties, je voulais un cri continu. Nous avons fait plein de recherches. Personne n’arrivait à dépasser quinze ou seize secondes. Alors, désespéré, j’ai tenté le coup. C’était en pleine nuit dans un studio à Soho. Je manquais de mourir à chaque fois. J’ai réussi un cri de dix-neuf secondes. Et tout à coup, on a frappé à la porte . C’était la police qui m’avait entendu et qui pensait qu’on assassinait quelqu’un. Nous leur avons expliqué la situation et j’ai essayé une dernière fois. J’ai réussi les vingt-trois secondes et je me suis évanoui ! Vous ne pouvez pas imaginer l’effort que cela représente. Il vous faut suffisamment d’air et savoir comment l’économiser, l’utiliser.  C’est donc mon propre cri qu’on entend, mais bien sûr complété par d’autres sonorités, dans les chutes du Niagara… il y a environ une quarantaine de pistes mixées.

Ça fait penser à votre façon de peindre. Un seul geste ample… un seul cri.

Oui, dans une certaine mesure, c’est comparable.

La construction du film est assez complexe, était-ce écrit de cette façon où avez-vous donné cette forme au montage ?

Je l’ai surtout fait au montage. Le script était plutôt linéaire.

Le Cri du sorcier est peut-être votre film le plus élaboré d’un point de vue formel.

Ça a été un film facile et rapide à tourner. Dans une ambiance très harmonieuse. Jeremy Thomas est le seul producteur avec lequel j’ai travaillé sans le moindre conflit. Je vais vous donner le secret de cette entente : à cette époque, nous étions tous les deux de grands fumeurs de marijuana. C’était un tournage très plaisant, nous étions quasiment tout le temps stoned mais de façon agréable, créative. Jeremy voulait ajouter une phrase à la fin du générique : « Tourné à Devon et Cornwell en Angleterre avec deux cent cinquante tight sticks ! » Le Cri du sorcier a été fait en vingt-cinq jours, avec une joyeuse équipe. Je ne fume plus maintenant, mais c’était une belle période ! C’est l’un des films que je préfère.

Le fait d’avoir beaucoup fumé a-t-il influencé l’atmosphère du film qui a quelque chose d’un peu hallucinatoire ?

Nous étions jeunes, insouciants et sûr de nous mais nous gardions le contrôle. Nous étions sérieux et respections parfaitement le planning sans aucun problème !

On retrouve encore du sport ici, du cricket : un sport aussi énigmatique que le film lui-même !

En Angleterre, je regardais souvent le cricket à la télévision. Je n’y comprenais pas grand-chose, les règles sont très compliquées , mais certains moments me passionnaient. J’ai demandé alors à des amis de m’expliquer. J’ai fais une liste d’une demi-douzaine de figures et d’instants de jeux que je trouvais très beaux. Puis je les ai mis dans le film, sans grande logique par rapport aux règles ! Le plus amusant, c’est que des Anglais me disaient après avoir vu le film : « C’est une des plus belles parties que nous ayons vues  ! »

VINO VERITAS ACTUELLEMENT AU CINÉMA

VINO VERITAS

UN FILM DE PASCAL OBADIA

ACTUELLEMENT AU CINEMA

CONVENTIONNEL, BIO, BIODYNAMIQUE, NATUREL..

LE  VIN DANS TOUS SES ÉTATS

A voir pour mieux boire!

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ACTUALITÉ DU FILM SUR FACEBOOK:

https://www.facebook.com/VinoVeritasLeFilm/?fref=ts

Documentaire – France – durée: 82 mn – VF – 2015 -DCP-  visa: 145.165

 

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« Vino Veritas » est un voyage dans l’univers du vin, un road movie à travers les vignes d’Europe. Parfois drôle, souvent sensible, le documentaire donne la parole aux nouveaux vignerons qui considèrent la nature comme élément incontournable dans l’élaboration d’un vin de qualité, d’un vin vivant.

« Bios », « bio-dynamiciens » ou « naturels », ils nous montrent qu’une autre voie est possible, sans intrants ou presque, avec un objectif commun que les filières du tout chimique semblent avoir occultées : retrouver le goût, dans le respect des hommes et de l’environnement.

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CONTEXTE

En seulement cinquante ans, les méthodes agro-industrielles ont radicalement changé les

modes de production de nos aliments. Un demi-siècle a suffit à faire oublier 15 000 ans

d’agriculture naturelle. Le vin, met culturel s’il en est, paraissait jusque-là épargné, c’est du

moins ce que l’on croyait.

Aujourd’hui, la vigne consomme 20% des produits phytosanitaires utilisés dans

l’agriculture française, alors qu’elle est présente sur 3% des terres cultivées. La flore, la

faune, l’activité biologique si importantes à l’élaboration du breuvage sont ainsi détruites,

allant jusqu’à mettre en péril la santé des hommes et des femmes qui y travaillent.

Mais dans les vignes c’est l’omerta.

Au-delà de ce constat, ce documentaire est la démonstration qu’une viticulture plus

respectueuse est possible. VINO VERITAS déroule tel un road movie à travers les vignes

d’Europe, dans trois des grands pays producteurs que sont la France, l’Espagne, l’Italie, et

la Suisse en pointe sur les recherches en agrobiologie. Le film donne la parole aux

nouveaux vignerons, qui considèrent la nature comme un élément incontournable dans

l’élaboration d’un vin de qualité, un vin vivant. Qu’ils soient bios, bio-dynamiciens ou

naturels, désormais les professionnels devenus essayistes nous montrent qu’une autre

voie est possible, sans intrants ou presque.

Faire le vin autrement, en menant des exploitations à taille humaine, dans le respect des

hommes et de l’environnement, telle est la nouvelle donne de la viticulture du XXIème

siècle. Une autre alternative existe, avec un objectif commun que les filières du tout

chimique semblent avoir occultées : retrouver le goût !

 

dossier de presse:

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