BLOW OUT DE BRIAN DE PALMA ACTUELLEMENT AU CINÉMA

BLOW OUT 

UN FILM DE BRIAN DE PALMA 

ACTUELLEMENT AU CINÉMA

DISPONIBLE EN DCP ET COPIE 35MM



Synopsis

Jack travaille comme ingénieur du son sur des films d’horreur à tout petit budget. Du sang, de la nudité et si possible une jolie victime capable de hurler correctement : la routine. Jusqu’à cette nuit passée dans la nature, à enregistrer des bruits d’ambiance : le bruissement des feuilles dans le vent, un hululement et le fracas inattendu d’une voiture tombée dans une rivière. Le conducteur est mort. Jack sauve sa passagère. C’est quand il se repasse plus tard la bande-son de la scène qu’il comprend que cet accident n’en était pas un et que sa routine vient de prendre fin…



Brian De Palma

Réalisateur culte du “Nouvel Hollywood” avec Martin Scorsese, Francis Ford Coppola ou Steven Spielberg, Brian De Palma a toujours été un peu à part, notamment parce que, contrairement, à beaucoup de ses collègues, il a débuté dans un cinéma foncièrement indépendant, presque expérimental, dans le New York des années 60. C’est d’ailleurs lui qui, le premier, révèle un tout jeune Robert De Niro dans son film Greetings sorti en 1968.

Obsédé par Alfred Hitchcock, il devient, dans les années 70, le maître du thriller psychologique avec des films violents, politiques et érotiques comme ObsessionDressed To KillCarriePhantom Of The Paradise ou Soeurs de Sang qui explorent souvent le thème du voyeurisme.

BRIAN DE PALMA

L'inspiration : Blow Up d'Antonioni

"Blow Up n’est rien de moins qu’un chef-d’œuvre, un formidable récit d’apprentissage dans lequel David Hemmings se heurte au réel et questionne son regard et le regard de l’autre. Cette question, Antonioni la pose aussi directement au spectateur, en s'amusant à tromper, éprouver, jouer avec chacun de nos sens ; à l’image de ce plan final vertigineux, parfaite illustration des conflits intérieurs de ce photographe en quête de vérité." Cécile Desclaux

Un style

Un film de De Palma se remarque au premier coup d’oeil. Le maître a un style inimitable dans lequel reviennent les mêmes motifs visuels : le split-screen, l’objectif de dioptrie fendue et le plan-séquence. Ces motifs, on les retrouve tous dans Blow Out sans jamais qu’ils apparaissent comme des gimmicks.

Le film, principalement filmé de nuit, est par ailleurs d’une incroyable beauté plastique grâce au travail du chef opérateur Vilmos Zsigmond, un des dix plus grands directeurs photo de l’histoire (Voyage au bout de l'enfer) , La Porte du Paradis, Rencontre du 3e Type, Deliverance...) avec qui De Palma avait déjà travaillé sur Obsession.

JOHN TRAVOLTA

John Travolta

De Palma avait envisagé d’engager Al Pacino ou Richard Dreyfuss (Rencontre du 3e Type) pour le rôle de Jack Terry mais son choix se porta finalement sur John Travolta qui l’avait contacté, à l’époque de la préparation, pour lui présenter un projet autour du vol de l’avion de Howard Hughes. De Palma refusa pour se consacrer à Blow Out qui suscita alors l’intérêt de la star de la Fièvre du Samedi Soir. Pour Travolta, Blow Out, avec son personnage très posé et analytique, est un changement de registre radical, lui qui avait alors toujours joué des personnages très impulsifs et passionnés.



Le film préféré de Quentin Tarantino

C’est en partie grâce à Quentin Tarantino que le film sort de l’ombre. Le réalisateur, qui cite souvent Blow Out comme un de ses trois films préférés de tous les temps (avec Rio Bravo et Taxi Driver), a par exemple utilisé le très mélancolique thème musical du film dans son Boulevard de la Mort. C’est aussi via son amour pour Blow Out que Tarantino a sorti John Travolta de sa longue traversée du désert des années 80-90 pour le faire tourner dans son mythique Pulp Fiction.