ALICE CHEF D’OEUVRE SURRÉALISTE DE JAN SVANKMAJER

ALICE

CHEF D’OEUVRE SURRÉALISTE DE JAN SVANKMAJER

ECOLE AU CINÉMA  EN COPIES NEUVES NUMÉRIQUES EN VOSTF ET VF

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« Vous devez fermer les yeux, sinon vous ne verrez rien », ordonne la petite Alice dans le prologue du long métrage de Jan Švankmajer, Alice. Cet ordre lancé au public est la clé  du monde merveilleux dans lequel l’artiste nous invite à pénétrer, à nos risques et périls… Švankmajer nous convie à redécouvrir ce terrain marécageux qu’est l’enfance à travers le prisme du rêve, et à pénétrer dans l’antre magique de l’imaginaire de façon aveugle.

Extrait du livre Surréalisme animé: Le cinéma de Jan Švankmajer, de Charles Jodoin-Keaton, paru aux Editions Rouge Profond

« Le rêve, ce puits naturel de l’imagination se faisant continuellement enfouir, l’espace laissé vacant se voit occupé par l’absurde production en série de nos systèmes scientifiques et rationnels. Si nous ne nous remettons pas dès maintenant à nous raconter des histoires de fées et de fantômes au coucher et à nous remémorer nos rêves au lever, il n’y a plus rien à espérer de notre civilisation actuelle. « 

Jan Švankmajer (tiré de l’entretien dans le livre Surréalisme animé)

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« Alice » (1987),  le premier long-métrage du cinéaste tchécoslovaque de Jan Svankmajer.

Grand Prix du long métrage du Festival d’Annecy en 1989

L’histoire de cette oeuvre est celle d’Alice, une jeune fille, entrainée par un lapin blanc empaillé loin de sa chambre et de ses jouets avant d’être engloutie par un tiroir…

« Alice » est la rencontre de deux auteurs et de deux univers uniques: L’univers surréaliste et expressionniste du réalisateur Svankmajer, plasticien et marionnettiste, considéré comme le maître de l’animation tchèque et celui fantastique marqué par le « non sens » du célèbre auteur britannique Lewis Caroll,.

Svankmajer revisite l’histoire et les thèmes du conte « Alice aux Pays des Merveilles » grace à un travail visuel inventif qui mélange captures réelles et animation primitive et artisanale. Il ne crée pas un monde nouveau mais essaie en permanence « d’animer la réalité », travail d’autant plus remarquable quand cette réalité est tirée d’une histoire, entre conte de fée et fantastique, base de ce qu’on appelle de nos jours « la fantasy ».

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Ce film surréaliste remarquable est justement récompensé par le grand prix du long métrage du festival d’Annecy en 1989, date de son unique sortie en salles en France en copie neuves.

Même si ce film est l’objet d’une créativité dérangeante et intransigeante, ses qualités et ses thèmes ainsi que la place importante de Svankmajer dans l’animation mérite qu' »Alice » sorte à nouveau au cinéma.

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