LE SCHPOUNTZ DE MARCEL PAGNOL ACTELLEMENT AU CINÉMA

Le Schpountz

Un film de Marcel Pagnol

Avec Fernandel et Orane Demazis

SCHPOUNTZ-BAT-br

Invisible au cinéma depuis 50 ans

Pour la première fois en copie neuve restaurée 2K

 

« Schpountz » signifie simple d’esprit. Comme l’on dirait à Marseille : c’est un « fada », on peut dire : c’est un « schpountz »…
« Quand on fait rire sur la scène ou sur l’écran, on ne s’abaisse pas, bien au contraire. Faire rire ceux qui rentrent des champs, avec leurs grandes mains tellement dures qu’ils ne peuvent plus les fermer, ceux qui sortent des bureaux avec leurs petites poitrines qui ne savent plus le goût de l’air, ceux qui reviennent de l’usine, la tête basse, les ongles cassés, avec de l’huile noire dans les coupures de leurs doigts…
Faire rire tous ceux qui mourront, faire rire
tous ceux qui ont perdu leur mère, ou qui la perdront…
Le rire n’est pas une espèce de convulsion absurde et vulgaire mais une chose humaine que Dieu a peut-être donnée aux hommes pour les consoler d’êtres intelligents. »
Marcel Pagnol.

Le Schpountz (film)020

Producteur : Les Films Marcel Pagnol.
Scénario, dialogues et réalisation : Marcel Pagnol.
Images : Willy Faktorovitch.
Son : Marcel Lavoignat et Jean Lecocq.
Musique : Casimir Oberfeld.
Montage : Suzanne de Troye.
Première présentation publique : Paris, avril 1938.
Durée : 2 h 02

Les interprètes:

Fernandel – Irénée Fabre
Orane Demazis – Françoise
Fernand Charpin – L’oncle Baptiste
Robert Vattier – Astruc
Jean Castan – Casimir Fabre
Odette Roger – La tante Clarisse
Léon Bélières – Meyerboom
Maupi – Le barman
Charles Blavette – Martelette
Henri Poupon – Le grand acteur

Le Schpountz (film)079

L’histoire

Jeune commis épicier un peu mythomane, Irénée, à qui le cinéma a tourné la tête, est convaincu qu’il deviendra un acteur célèbre. Il rencontre une équipe de tournage qui lui réserve une plaisanterie cruelle… Il arrive aux studios plein d’espoir…

« Le cinéma et moi sommes nés le même jour, au même endroit… »Marcel Pagnol

« Je faisais tout : producteur, directeur des studios et des laboratoires, réalisateur, directeur des agences… J’habitais dans les studios. On mangeait à la cantine tous les jours. Quand on tournait, c’était une immense tablée : il y avait les acteurs, les techniciens, les machinistes… »
« Moi, je leur répétais : « Mes enfants, ne vous inquiétez pas ! Si ce n’est pas bon on refait ». Cela ne coûtait pratiquement rien de refaire; ça ne coûtait que la pellicule… On ne risquait rien; on tournait, on projetait, on disait : « Non ce n’est pas bon » et on recommençait. Les machinistes assistaient aux projections, ils habitaient autour des studios ; notre cinéma était une chose familiale. »

Le Schpountz (film)061